J’ai bien souvent écrit sur le thème de la lecture, que ce soit en répondant à certains tags, ou en vous présentant quelques livres que j’avais trouvé marquants. Alors lorsque j’ai vu que le défi-mot du mois d’Angélitaconcernait la lecture, j’ai bien entendu été enthousiaste et partante, mais néanmoins perplexe.
Que puis-je dire d’autre à ce sujet ? Sans doute de nombreuses choses, mais je préférerais qu’elles arrivent doucement, quand le moment sera venu, et pas les regrouper en un seul article fourre-tout.
Que faire alors ?
Et bien, j’ai décidé de parler, et surtout de montrer un accessoire qui accompagne bien souvent ma lecture, que j’ôte du livre avec plaisir, et que je glisse ensuite à nouveau entre les pages à regret, j’ai nommé le marque-page.
Je déteste corner les pages d’un livre. Je ne l’ai jamais fait, même pas lorsque je n’utilisais pas de marque-page. Pour moi, c’est un peu un sacrilège, que le livre m’appartienne ou non, d’ailleurs.
Alors je me sers de ceux-ci :
Ou bien de ceux-là :
Et je prends autant soin du marque-page, que je manipule d’ailleurs avec précaution, que de mes livres.
"Eh ! Salut Kahlan !" Que tu dois répondre en chœur à toi toute seule ! T'es lourde, parfois, toi.
Je crois que je vais passer l'éponge pour cette fois, et enchainer directement avec le sujet du jour, ça vaudra mieux.
Parce que figure-toi que j'ai reçu un cadeau ! Par la Poste, même ! Ah Ah !
Oh, remballe tes "félicitations" teintées de jalousie, va ! Je sais bien que tu n'es finalement qu'envie et perfidie !
Et puis, surtout, puisque tu insistes, c'est vrai que ce n'est pas VRAIMENT un cadeau. J'ai juste acheté deux livres de la collection "J'ai lu" chez Amazon, et le troisième était gratuit. Voilà. T'es contente ? Je vois ton grand sourire d'ici, vile créature, il obscurcit presque le soleil.
Ah, au fait, j'ai pas fini. Le "J'ai lu", je n'ai même pas pu le choisir, en vrai. Je l'ai juste reçu un jour, j'ai ouvert l'enveloppe avec appréhension (tu comprends, elle recelait tant de possibilités…) Et j'ai vu ça.
Oh pis non, pas de photo, je décris juste, le suspense pourra ainsi opérer. (LOL) Sur la couverture, deux plumes, et une image de relique aztèque. Youpi ! Que je me dis. J'imagine déjà quelques assassinats en pleine jungle, l'ascension du Machu Pichu, un détour par les chutes du Niagara (oui, je suis pas très bonne en géographie).
Le titre, l'auteur, la quatrième de couv' ? Je les lis à peine. (je suis plutôt images, moi, finalement !).
Le mystère restera ainsi entier, je suis prête à m'y plonger jusqu'au cou.
Et là, présentement, je me noie.
Dans un torrent de mièvrerie et de bons sentiments.
Pourquoi personne ne m'a jamais dit que Nora Roberts écrivait des romans à l'eau de rose ?! Bordel !
En tout cas "Ce soir et à jamais" en est un. J'aurais du me méfier, mais j'ai lu le titre sans tilter, comme je te l'ai dis.
Deux pages après la première rencontre entre les deux protagonistes qui deviendront -bien sûr !- amants :
"Kasey ne s'était pas trompée en imaginant un corps athlétique sous le costume très classique de la veille. Elle éprouva une brusque bouffée de désir qui la troubla. Ce n'était pas un homme avec lequel se lier, et ce n'était pas non plus le moment de se lancer dans une aventure."
Le pire, c'est que ce n'est pas si mal écrit.* Quel dommage qu'il n'y ait aucune intrigue. A part cette ô combien originale histoire d'origines sociales différentes…
J'avouerai finalement que je continue à lire, espérant sans cesse qu'une scène de cul digne de ce nom vienne rattraper ce bourbier sentimental aussi intéressant qu'un épisode de Joséphine ange-gardien.
Il me semble pourtant que c'est peine perdue.
Allez, au suivant !
* enfin, on sait rarement, dans un roman traduit, la part qui revient à l'auteur et celle du traducteur. J'en reparlerai sans doute en appuyant mes propos sur la calamiteuse traduction française des romans de Charlaine Harris…
Allez, encore un livre ! Celui-ci m’avait interpellé grâce à son titre (un peu d’aventure, semblait-il) et à son quatrième de couv’ qui promettait une histoire entre nouvelles technologies, théologie et littérature ancienne…why not ?
J’ai lu vite fait la critique du monde datant de 2007 sur ce livre avant d’écrire l’article, et ce qu’ils disent, eux, c’est « C’est l’histoire d’une parenthèse. D’un entre-deux durant lequel un
jeune banquier new-yorkais, Edward Wozny, va être amené à vivre une
singulière aventure… » Je vous mets la phrase parce que c’est tout à fait de cela dont il s’agit, mais d’absolument rien d’autre, hélas…
Donc on a Edward, banquier à succès, si on peut dire, obsédé par son travail, mais qui n’a que peu d’autre chose d’importance dans sa vie. Avant d’être muté en Angleterre il prend quelques vacances, et est engagé par une anglaise riche pour retrouver un manuscrit de valeur oublié dans une vieille collection de famille poussièreuse. Lors de ses recherches il fera la rencontre de Margaret, une étudiante érudite qui l’aidera dans sa quête…
Ca semble intéressant, non ? Et on peut dire que ça l’est presque, même. Ce foutu presque…l’histoire en elle-même se lit sans déplaisir, on apprécie plus ou moins les personnages, le style d’écriture est plutôt bon et l’intrigue semble intéressante…oui mais lorsque l’on finit enfin le livre, on se rend compte qu’on s’est fait avoir : lorsque la parenthèse enchantée chère au journaliste du Monde est terminée, le reste l’est aussi, bien arbitrairement, puisque l’histoire s’arrête là, bêtement, sans qu’il nous ait jamais semblé qu’elle est vraiment quittée le point mort, pourtant…
En bref : pas de déplaisir pendant la lecture, mais au final très décevant. Un livre bien vain…je ne vous le conseille pas.
Bon, Océane m’a convaincue, donc je continue à vous parler de livres !
Mais j’ai un peu peur que ça vous gonfle, quand même, parce que cette série de livres n’est pas (encore ?) sortie en français.
Je vous ressitue un peu le truc: Charlaine Harris est devenue une écrivain américaine célèbre notamment avec son héroïne Sookie Stackouse(9 livres, pour l’instant) qui a même eu droit à une série développée sur son univers, dont je vous ai parlé ici.
Mais la miss Charlaine n’a pas qu’un univers à son actif, elle en a crée plein d’autres tout aussi intéressants, dont celui-ci : la série des Harper Connelly.
Alors qui que quoi comment ?
Harper Connelly est une jeune femme un peu spéciale, puisqu’elle a été frappée par la foudre pendant son adolescence. Cela n’a d’ailleurs pas été sans conséquence, puisque, outre quelques séquelles physiques, elle est maintenant capable de « ressentir » les morts. Comment cela se passe ? Si elle s’approche d’un lieu où une âme réside encore, elle le ressent, et les derniers instants qui ont précédé sa mort également…
La vie d’Harper n’a pas été facile, puisque ces parents étaient totalement inconsistants, pendant son enfance, elle a donc du s’occuper de toutes ses demis-sœurs. Heureusement, elle a pu compter sur son demi-frère, et elle monte d’ailleurs avec lui un business rapidement florissant : elle vend ses services aux personnes qui souhaitent retrouver les corps de personnes mortes…
Alors, ça vous plait ?:D
Moi j’adore ! L’histoire est originale, et les relations entre les personnages tout autant ! Harper Connelly est une femme forte qui, malgré toutes ses différences, aspire finalement à être -un peu- comme les autres. L’histoire est bien ficelée, et les « cas » dont Harper est chargée sont toujours bien retors.
Chaque livre (trois pour l’instant) peut-être pris indépendamment des autres, puisque chacun recèle une affaire différente, mais l’une des force de l’univers est la relation entre Harper et son demi-frère, Tolliver, qui elle, évolue bien au cours des livres !
En bref, une héroïne attachante, une histoire sortant de l’ordinaire…que demander de plus ? Ah oui, que les livres soient traduits en français !
A noter : le tome 4, intitulé « grave secret », sortira en novembre 2009.
Résumé :
tome 1 : Grave sight
tome 2 : Grave surprise
tome 3 : an ice cold grave
tome 4 (à paraitre) : Grave secret
On parle un peu de littérature, aujourd'hui, OK ? Parce que bon, en fait on en parle jamais, alors que je lis tout le temps, c'est pas très normal tout ça.
Enfin il y a une raison pour laquelle je n'en parle pas, finalement : je ne crois pas avoir la faculté de faire une critique constructive et bien écrite, tout simplement ! Mais après tout, on s'en fout : faudrait pas que ça me prive de vous parler de ce que j'ai aimé, ou un peu moins aimé, quand même !!
(Ça va, j'ai bien conscience que finalement, je ne parle que des choses que j'aime, sur ce blog ! Mais c'est pas de ma faute non plus si je suis bon public !:D)
Bon, alors maintenant on part sur les chemins passionnants de la littérature dite jeunesse, voire jeunes adultes, un genre sous-estimé tant on y trouve des perles qui scintillent pour tout âge, croyez-moi.*
Prenez le palais des mirages, de Hervé Jubert, sorti chez Albin Michel, collection Wiz. Bon, je ne vais pas vous faire le coup que c'est un auteur que je suis ses débuts, ou je ne sais quoi, la vérité, c'est que j'ai flashé sur la couverture (jugez par vous même, elle ne vous attire pas, vous ?)
Au départ, je pensais que j'aurais affaire à une histoire de type fantasy, mais finalement, non ! Pas vraiment, puisque cela se passe au début du siècle dernier, à l'exposition universelle de Paris ! Étonnant, non ? Surtout lorsque l'on s'aperçoit que la fantasy sera tout de même présente (fantasy urbaine, donc, pour ceux qui connaissent : là où la fantasy s'implante dans le monde réel…)
Le résumé de l'éditeur, vite fait :
"Clara Charpentier joue la fée dans le palais des Mirages, une illusion
optique créée par son père, lorsqu'un accident manque de lui coûter la
vie. Accident ou sabotage ? Avec les palais de l'Exposition
universelle comme toile de fond, Clara, Lukas, des industriels de la
guerre et une bande d'illuminés russes vont être entraînés dans un
tourbillon d'événements dont l'issue décidera de la couleur du xxe
siècle. Sera-t-il blanc comme la paix ou rouge du sang de la guerre ?
Bienvenue à Paris en 1900."
Alors, qu'est-ce qu'on peut retenir du livre ?
Plusieurs points, qui font que c'est un vrai plaisir de le lire :
- premièrement une écriture fluide, mais élégante, le premier chapitre est particulièrement virtuose, même si sur un ton bien particulier, que l'on ne retrouvera pas ensuite. (comme un petit exercice de style…)
- une époque (les années 1900, une exposition universelle) très bien retranscrite, détaillée, précise…les recherches qui ont dues être effectuées par l'auteur…ça me fait rêver !
- un portrait intéressant d'une famille de l'époque, et très moderne malgré ce que l'on pourrait penser.
- une histoire d'amour qui n'en est finalement pas une, mais qui pourrait peut-être en être une, sauf que non (bref, pas de cliché, là non plus !)
- une fin où tout finit bien…mais finalement non, pas du tout…………
Bref, je crois que je vais m'arrêter là ! En conclusion, on peut dire queLe palais des mirages est un joli livre, plaisant à lire, voire à relire, qui sort des sentiers battus, notamment en littérature jeunesse/jeunes adultes. Je n'ai pas trouvé les personnages très attachants, voire même peut-être un peu plats, mais cela ne m'a jamais gênée dans ma lecture. C'est peut-être finalement le seul véritable défaut de ce livre d'Hervé Jubert.
* J'ai un jour lu que la définition de la littérature jeunes adultes, c'était que le héros de l'aventure était lui-même un adolescent, ou un jeune adulte. Ça me plait bien, cette histoire-là !
(Le véritable palais des mirages existe encore, il est maintenant au musée Grévin.)
Si vous avez lu mon article du samedi 7 février, vous avez
pu remarquer que j’ai lu la saga « Twilight » (bizarrement titrée
« fascination », en français) de Stephenie Meyer. Dans ces livres,
l’auteure essaye de renouveler le genre vampirique, avec plus ou moins de
réussite. Bref, les livres ont eu un succès incroyable, donc Hollywood a pointé
le bout de son nez et en a pondu un premier film (ne vous inquiétez pas, il y
en aura aussi un deuxième, un troisième et…un quatrième, on peut le parier).
Déjà, est-ce que j’ai aimé les livres ? Oui, plutôt,
mais c’est parce que j’ai un cœur de midinette. Car voyez-vous, les vampires,
ce n’est pas ce qu’il y a de plus important dans l’univers de la Meyer, non, le plus
important, c’est l’Amour (oui oui, avec un grand A). Et à partir du moment où
vous n’avez pas peur de la guimauve et des bons sentiments, je peux vous
assurer que vous ne serez pas déçus, bien au contraire.
Mais, malgré mon engouement (zut, je l’ai dit, je m’étais
promis de pas l’avouer – trop tard) donc, malgré mon engouement pour les
livres, je n’avais pas envie d’aller voir le film. Mais alors pas du tout. Déjà
parce que la bande annonce était très mauvaise, et semblait être seulement là
pour prouver que le film était une mauvaise série b, ensuite parce que je suis
amoureuse de Robert Pattinson, comme tout le monde le sait maintenant, donc que
j’avais pas spécialement envie de le voir dans les bras d’une autre pendant
tout le film, faut me comprendre aussi, et aussi parce que, plus sérieusement,
on a toujours un peu la crainte de voir le film détruire tout l’univers du
livre…
Mais finalement, un mois et demi après sa sortie, j’y suis
allé. Bonheur suprême, il y avait 5 personnes dans la salle de ciné, j’avais
donc bien choisi mon jour ! (même si en fait, ça fait un peu peur, les
salles de cinoche, quand il y a personne ! Ca rappelle quelques films
d’horreur…)
Alors, ce film ? J’y viens !
Déjà l’histoire : Bella retourne vivre chez son père,
dans la ville la plus pluvieuse des Etats-Unis et doit donc s’intégrer dans une
nouvelle ville et un nouveau lycée. Elle fera vite la connaissance de la
famille Cullen, famille pour le moins extravagante et extraordinaire, et
tombera sous le charme d’Edward Cullen, qui fera pourtant tout pour la fuir…
elle en apprendra rapidement plus sur lui…
Le constat principal, pour ma part, c’est que, finalement,
c’était vraiment pas si mal ! Je m’attendais vraiment à un truc merdique,
mais en fait, non. L’actrice principale, Kristin Stewart, ( vue dans Into the
wild, de Sean Penn) est très bien, elle ne surjoue pas, j’ai beaucoup aimé son
interprétation tout en finesse de Bella.
Quant à Rob (oui, j’ai décidé
d’arrêter de l’appeler Robert) j’avais lu beaucoup de choses concernant son
engagement sur le tournage, et son implication, et le moins que l’on puisse
dire c’est que je suis très déçue. J’ai trouvé qu’il faisait vraiment pâle
figure face à sa partenaire.
Niveau histoire, alléluia, le livre est respecté, on
retrouve les scènes-clés, et de nombreux clins d’œil aux livres, il n’y a
vraiment pas à se plaindre de ce côté-ci, j’ai été agréablement surprise !
Par contre, comme dans le livre, la partie plus orientée
action se retrouve à la fin du film, ce qui donne un rythme assez particulier,
avec une première partie très lente en comparaison. Et attention, quand je dis
lente, cela signifie qu’elle est emplie de sentiments, de phrases assez …nunuches
,enfin bref, de tout ce qui peut horripiler certaines personnes, et en attirer d’autres !C’est
finalement le principal problème du film, son public est tout de même assez
ciblé, par forcément sur les adolescents, mais sur les gens qui aiment ce genre
de film, tout simplement !
Dernier point, le budget du film étant assez faible, les
effets spéciaux sont plutôt ratés, ce qui porte parfois préjudice au film, en
particulier lors des scènes d’action, et quand Bella découvre les pouvoirs d’Edward.
Ah non, dernière chose : le film n’est pas dénué d’humour,
et c’est vraiment appréciable, en permettant de lui éviter de sombrer dans le
ridicule de situations un peu gnian-gnian, si je puis me permettre !
Donc en conclusion : pour ceux qui ont aimé les livres,
et pour ceux qui n’ont pas peur des films à l’eau de rose !