16
juin
Par Kahlan, à 7:05, publié dans C'est...de l'art !; Privé, mais pas que

Il faut dire aussi qu’on aime bien s’offrir des petits cadeaux, dans la famille. Quand je dis « petits », ça veut tout simplement dire qu’ils ne sont pas chers, et qu’on ne se les offre pas forcément lors d’occasions précises. Un livre de poche, un stylo, une autre petite bricole. Et toutes ces babioles, bien jolies ou amusantes au début, s’entassent, ou nous lassent. Alors forcément, tout ce beau monde n’aide pas au relatif rangement que je tente d’imposer à mes possessions.

Par exemple, fut un temps, il y eut la période Pucca. (Oui, certains ont leur période bleue, mais chez nous c’est la Pucca. Pas de bol.) Non pas que j’en étais fan, disons plutôt qu’un stand d’objets estampillés de la marque se trouva opportunément placé près des caisses, à l’espace librairie du grand magasin. J’ai un jour dû prendre l’un de ses objets en main, ce qui engagea alors ma mère à ouvrir le porte-monnaie.

Petit dialogue, retransmis spécialement pour toi :

Ma mère : ah c’est marrant ! Tu le veux ? Je te le paye !

Moi : non non, ça va !

Elle : t’es sûuuuuure ?

Moi : oui oui, vraiment, j’en n’ai pas besoin ! (note que c’est ce que je dis toujours : j’en ai pas besoin.)

Elle : bon…

Elle m’obéit, faut pas croire. Elle attend juste la fois d’après, celle qui fera qu’elle sera seule dans le magasin, pour foncer l’acheter, juste pour me faire plaisir.

Le pire c’est que le plus souvent, ça marche. Tout le temps, même, en y réfléchissant bien. Que celui qui n’aime pas recevoir des cadeaux me jette la première pierre. (Aïe, pas sur la tête !)

montage_pucca

I told you...

Et encore, il n’y a pas tout ce que j’ai en tendance Pucca, là…heureusement, le stand a disparu un peu plus tard. Pas que je trouve ça fondamentalement laid, mais trop, c’est trop.

Certains de ces objets ont déjà rejoint un carton, bien entendu. Ils ne sont pas tous si kawaï, il y a du classique, il y a du gothique, il y a du naturel…

Oh, et certains ont rejoint la poubelle aussi. Faut pas déconner. Garder un taille-crayon en forme de canard avec le bec cassé depuis environ 20 ans, juste parce que c’est ta grand-mère qui te l’a offert…non, cela ne me semble pas une raison suffisante et valable.

Et pourtant…je le regrette déjà, tiens. Désolée mamie…

15
juin

Sur formspring.me (site sur lequel tu peux poser quelques questions indiscrètes aux inscrits), un blogueur masqué n’arrêtait pas de poser une question existentielle à ses amis. En substance, ça disait ça :

Tu coucherais avec Blair ou Serena ?

Oui, il y a du niveau, mais chut.

En obsédée de séries télé que je suis, je connaissais les filles dont il était question. Pour les nuls pour les autres, on parle ici des deux héroïnes de Gossip girl, show américain qui suit les péripéties de la jeunesse dorée newyorkaise, à travers ses dépravations, ses coups de putes et ses battles de look de nanas friquées. Rien que ça.

serena_et_blair

Serena et Blair

Je te le redis, je savais de qui il s’agissait, mais pour autant, je n’avais jamais regardé cette série. J’ai répondu à la question en regardant quelques photos des actrices Blake Lively (Serena) et Leighton Meester (Blair). Je crois que j’ai ensuite choisi Serena. Je ne suis plus sûre de rien, par un bug du site en question, toutes mes réponses ont malencontreusement disparu. (Mais tu peux m’en reposer, je réponds à tout)

Et comme je n’aime pas être à la traîne, surtout pour les séries, je me suis enfin attelée au visionnage de Gossip girl. Oh, j’y vais à pas de loup, puisque je n’ai regardé que les deux premiers épisodes. Il faut dire aussi que je ne suis pour l’instant pas totalement happée par l’univers, même si je sens que ça vient progressivement. C’est superficiel, ça parle de fric : oui, il y a moyen que ça me plaise, pour son côté « différent du quotidien », « rêve éveillé ». Enfin, plus ou moins.

Bref, l’essentiel, c’est qu’au vu de ces deux premiers épisodes, je peux enfin répondre à la question posée.

Et je dis : Blair !!!!

Blair_gossip_girl

Comment, je n’aime pas la lumineuse (car blonde) et un peu plus gentille Serena ? Et bien si, mais tout de même…Blair est une b*tch, et ça, dans une série, c’est irrésistible, surtout lorsqu’elle est si bien habillée, et qu’elle a une cour autour d’elle. Elle manie la langue de pute comme personne, elle est adepte du travail de sape, par derrière, ou en frontal, bref, c’est un personnage fort, qui dégage une sacrée personnalité, qu’elle soit exaspérante ou non ! Et puis j’aime bien sa tête de bourgeoise se donnant des grands airs, je trouve ça intéressant, et presque moins glaciale que d’autres personnages plus sympathiques, mais plus plats.

(Pour info, si tu regardes Vampire Diaries, le personnage d’Elena dans le livre dont est tiré la série est bien plus proche de quelqu’un comme Blair, que de ce qu’on nous donne à voir, avec l’interprétation de Nina Dobrev…)

Au-delà de cette dualité Serena/Blair, je trouve très intéressant d’essayer de comprendre le processus qui fait que l’on est attiré vers un personnage ou un autre. Ca m’a toujours fascinée, que ce soit dans un film, ou plus particulièrement dans un livre.

J’ai une règle générale un peu idiote, en lecture. Je tombe amoureuse du premier personnage qui m’est présenté. Et s’il lui arrive quelque chose très rapidement, je suis malheureuse pour le reste de l’histoire, n’arrivant plus à m’identifier à une autre personne que l’on me présente ensuite. C’est pour cela que j’apprécie particulièrement les livres qui ne suivent les aventures que d’un seul héros. Alors, si le personnage est intéressant et captivant, je n’ai pas besoin que les points de vues soient diversifiés, au contraire : j’aurais plutôt tendance à trouver ça frustrant.

J’ai dit que c’était une règle générale, il y a donc toujours des exceptions. ;)

Suis-je la seule à aimer (ou détester) les personnages aussi facilement ? A m’y attacher dès qu’ils me sont présentés ? (et à aimer les b*tchs ?)

Serena_blairblair-and-serenaserena_blair

14
juin
Par Kahlan, à 7:15, publié dans Livresque; Privé, mais pas que

Il n’y a presque plus rien sur les étagères. Ni sur les autres meubles. Et les tiroirs et penderies ne servent plus à cacher un effroyable bordel, ils ont  été rangés, eux-aussi. Et même lavés, épongés, dépoussiérés.

Les livres qui commençaient à faire ployer les planches de ma bibliothèque ont été triés, douloureusement choisis puis séparés, et enfin, pour les plus malchanceux, malmenés afin d’entrer dans un, non, deux immenses cartons. Puis direction le sous-sol.

La vérité (la vraie), c’est qu’on ne peut plus mettre de cartons dans le grenier, il est non aménagé, et ne le supporterait pas. Et j’ai vingt ans de lecture derrière moi, à multiplier par un certain nombre de livres, donc un certain nombre de cartons…finalement, ne fais pas le calcul, ça ferait peur.

Je n’aimerais tout de même pas me séparer de mes livres. Les éloigner de moi, déjà, c’est ardu. Je n’aime pas ne plus voir la couverture de mes romans préférés, savoir qu’ils sont à portée de mains, et que je peux les relire quand cela me chante. (et pourtant, je ne relis plus mes livres, comme je le faisais enfant). Alors décidément, non, je ne les vendrai pas, je ne les donnerai pas, je ne les jetterai -surtout- pas. Et je conserve le secret espoir d’un jour tous les réunir dans une bibliothèque magique qui les accueillera alors tous sans distinction, sans snobisme, et surtout sans problème de place.

Les Alice Roy côtoieraient les livres en anglais, qui côtoieraient la collection « Chair de poule » de mon enfance, qui à son tour côtoiera les grands classiques, qui flirteront avec de la science-fiction, du roman d’aventure (ah, mon cher « l’île mystérieuse »), de la fantasy, et tout ce beau monde terminerait dans un bain de sang, quand entrerait en scène mes vampires préférés, Sita et Lestat. (héros, respectivement, de Christopher Pike et Anne Rice).

Mais en attendant ce jour béni, je n’ai qu’une solution. Faire du tri, faire du vide, choisir les livres qui me quitteront, et ceux qui resteront, au moins encore un peu, dans ma chambre. Faire de la place, oui, mais juste pour les autres livres qui entreront bientôt en scène. Parce que forcément, il y en aura d’autres, beaucoup d’autres.

Et toi, tes livres, tu t’en sépares ? Tu les donnes, les vends ? Ou alors tu les conserves jalousement ?

books___autumn__by_m0thyyku

Une autre façon de ranger les livres ?

lien photo

13
juin
Par Kahlan, à 7:00, publié dans C'est...de l'art !; La vie, le web

Je ne sais pas ce qui m’a pris, la semaine dernière, mais j’ai publié un article par jour. (j’espère que tu l’as remarqué, quand même !)

Du coup, le weekend, ça ne peut être que relax, histoire de ressourcer mes batteries bloguesques. Et pour être honnête, j’ai un peu peur de ne plus rien avoir à te dire la semaine prochaine. Je ne suis pas habituée à publier comme un robot, j’ai peur de parler pour ne rien dire. Ah, ce serait parfois le propre du blog, de mon blog, que de disserter sur pas grand chose, voire même rien ? Peut-être bien, oui, mais tout de même…si bloguer doit devenir un exercice, un effort, est-ce toujours intéressant, alors ?

Je ne sais pas. Je peux juste dire que je ne suis pas de celles qui prévoient leurs articles à l’avance, du moins pas encore. Si je veux publier très régulièrement, ça doit donc être un effort quotidien. Et je n’ose pas toujours faire un billet qui ne contient pas grand chose, si ce n’est une photo, ou une toute petite réflexion. Peut-être que je devrais…après tout, qui a dit qu’un texte avait plus de valeur qu’une image, ou qu’il se devait d’être long pour mériter sa place au sein d’un blog ?

Je te laisse sur ces interrogations dont je ne détiens pas la réponse, et te colle tout de même quelques photos prises par mes soins…

chat_roux

vieux_velo

chat_gris

pieds_noir_et_blanc

Oui, comme je te l’ai dit, ce sont mes photos. Il fallait te douter qu’il y aurait du chat. (et encore, je voulais t’en mettre plus, au départ)

Have a nice day, darling ! ;)

11
juin
Par Kahlan, à 7:00, publié dans Carton rouge; La vie, le web

Tu te souviens comment c’était internet, avant ?

Déjà, ton ordinateur, il n’était pas immédiatement connecté, non, il sonnait en composant une sorte de numéro, avant de te montrer (3 minutes plus tard) la belle page d’accueil Wanadoo. (enfin, chez moi)

Et c’est notre rapport au net qui était bien différent. La première fois que j’ai eu internet à la maison, nous disposions d’une offre illimitée. Sauf que tu payais ta consommation à la minute ! Je n’allais donc sur internet que 15 minutes par jour, au maximum. (Bon, en vérité, je grappillais toujours un peu de temps, mais c’était à mes risques et périls, puisqu’alors les foudres paternelles me menaçaient…)

Que fait-on en 15 minutes, sur internet ? On fait tout très vite. Du moins on essaye. Parce que de toute façon, comme on ne sait pas vraiment se servir d’un moteur de recherche, on ne sait pas trop ce que peut réellement nous offrir ce truc-là.

Et moi, j’atterrissais sur des pages remplies de photos d’Angelina Jolie (oui, c’est à peu près à cette période que j’ai découvert l’actrice, et que je suis devenue plus ou moins fan.)

Des pages remplies d’images…en 56k…au moins, les quinze minutes étaient rapidement passées, le temps que tout s’affiche !

Puis, les choses évoluent…et enfin, en 2005/2006, on goûte aux joies d’un véritable internet illimité (ou presque, ma première offre était limitée en contenu, je crois), et encore une fois on s’adapte bien vite, et on découvre les véritables joies de la toile : on surfe à tout va, on y passe de plus en plus d’heures, on s’inscrit à de nombreux sites très débiles.

Et ouf ! C’est exactement là que je voulais en venir, enfin !

Parce qu’une fois que cette phase est elle aussi passée, on a un autre devoir : faire le ménage ! Je suis retournée sur le compte de mon ancienne adresse mail, comme je le fais de temps en temps, et ai entrepris de me désabonner de certaines listes de diffusion spammeuses, de me désinscrire de quelques sites inutiles…histoire de me sentir un peu plus clean, quoi ! (J’ai fait ma Bree Van de Kamp virtuelle, si tu préfères.)

Et même si cette partie-là de notre vie virtuelle est devenue plus facile (les e-mails  que l’on reçoit comportent très souvent des liens permettant de se désabonner, par exemple), il reste encore quelques aberrations. Je ne parle pas seulement des liens qui mènent à des pages vides, je te parle surtout de ça :

connerie

Clique pour mieux voir.

Je t’explique mieux : j’ai tenté de supprimer mon compte d’un site de jeux qui est d’une connerie sans nom, où tu peux soi-disant gagner des cadeaux. (en fait, sans doute qu’on peut. Enfin une personne sur 3000 a du gagner, quoi ! :D ). Mon excuse pour m’être inscrite à ce genre de site ? J’étais jeune. Un peu. Bon, ok, j’avais 21 ans.

L’option « te désinscrire » n’étant pas cliquable, j’ai pris le parti d’envoyer un message grâce au formulaire. A partir de là, suffit de lire…

Voilà, je dois me connecter 5 jours d’affilée avant de pouvoir vraiment supprimer mon compte. Enfin, il parait, quoi. Tu sais, ça doit être juste le temps de profiter à nouveau un peu du site, et de te rendre compte à quel point il est génial et incroyable. Ensuite, tu te rendras forcément à l’évidence : tu ne peux décemment pas passer à côté de ce truc-là, il FAUT que tu conserves ton compte !

Mais bien sûr…*soupir* J’en suis donc réduite à ne pas oublier d’aller faire cette action quotidienne pendant cinq jours, en espérant que cette fameuse question secrète (qu’il ne me semblait pourtant pas avoir complétée dans mon compte) me soit posée, que je puisse enfin supprimer mon joli nom de cette chose toute moche.

Et toi, tu fais attention aux traces que tu laisses sur internet ? Ou tu t’inscris en masse, n’ayant peur de rien ?