14
juin
Par Kahlan, à 7:15, publié dans Livresque; Privé, mais pas que

Il n’y a presque plus rien sur les étagères. Ni sur les autres meubles. Et les tiroirs et penderies ne servent plus à cacher un effroyable bordel, ils ont  été rangés, eux-aussi. Et même lavés, épongés, dépoussiérés.

Les livres qui commençaient à faire ployer les planches de ma bibliothèque ont été triés, douloureusement choisis puis séparés, et enfin, pour les plus malchanceux, malmenés afin d’entrer dans un, non, deux immenses cartons. Puis direction le sous-sol.

La vérité (la vraie), c’est qu’on ne peut plus mettre de cartons dans le grenier, il est non aménagé, et ne le supporterait pas. Et j’ai vingt ans de lecture derrière moi, à multiplier par un certain nombre de livres, donc un certain nombre de cartons…finalement, ne fais pas le calcul, ça ferait peur.

Je n’aimerais tout de même pas me séparer de mes livres. Les éloigner de moi, déjà, c’est ardu. Je n’aime pas ne plus voir la couverture de mes romans préférés, savoir qu’ils sont à portée de mains, et que je peux les relire quand cela me chante. (et pourtant, je ne relis plus mes livres, comme je le faisais enfant). Alors décidément, non, je ne les vendrai pas, je ne les donnerai pas, je ne les jetterai -surtout- pas. Et je conserve le secret espoir d’un jour tous les réunir dans une bibliothèque magique qui les accueillera alors tous sans distinction, sans snobisme, et surtout sans problème de place.

Les Alice Roy côtoieraient les livres en anglais, qui côtoieraient la collection « Chair de poule » de mon enfance, qui à son tour côtoiera les grands classiques, qui flirteront avec de la science-fiction, du roman d’aventure (ah, mon cher « l’île mystérieuse »), de la fantasy, et tout ce beau monde terminerait dans un bain de sang, quand entrerait en scène mes vampires préférés, Sita et Lestat. (héros, respectivement, de Christopher Pike et Anne Rice).

Mais en attendant ce jour béni, je n’ai qu’une solution. Faire du tri, faire du vide, choisir les livres qui me quitteront, et ceux qui resteront, au moins encore un peu, dans ma chambre. Faire de la place, oui, mais juste pour les autres livres qui entreront bientôt en scène. Parce que forcément, il y en aura d’autres, beaucoup d’autres.

Et toi, tes livres, tu t’en sépares ? Tu les donnes, les vends ? Ou alors tu les conserves jalousement ?

books___autumn__by_m0thyyku

Une autre façon de ranger les livres ?

lien photo

13
juin
Par Kahlan, à 7:00, publié dans C'est...de l'art !; La vie, le web

Je ne sais pas ce qui m’a pris, la semaine dernière, mais j’ai publié un article par jour. (j’espère que tu l’as remarqué, quand même !)

Du coup, le weekend, ça ne peut être que relax, histoire de ressourcer mes batteries bloguesques. Et pour être honnête, j’ai un peu peur de ne plus rien avoir à te dire la semaine prochaine. Je ne suis pas habituée à publier comme un robot, j’ai peur de parler pour ne rien dire. Ah, ce serait parfois le propre du blog, de mon blog, que de disserter sur pas grand chose, voire même rien ? Peut-être bien, oui, mais tout de même…si bloguer doit devenir un exercice, un effort, est-ce toujours intéressant, alors ?

Je ne sais pas. Je peux juste dire que je ne suis pas de celles qui prévoient leurs articles à l’avance, du moins pas encore. Si je veux publier très régulièrement, ça doit donc être un effort quotidien. Et je n’ose pas toujours faire un billet qui ne contient pas grand chose, si ce n’est une photo, ou une toute petite réflexion. Peut-être que je devrais…après tout, qui a dit qu’un texte avait plus de valeur qu’une image, ou qu’il se devait d’être long pour mériter sa place au sein d’un blog ?

Je te laisse sur ces interrogations dont je ne détiens pas la réponse, et te colle tout de même quelques photos prises par mes soins…

chat_roux

vieux_velo

chat_gris

pieds_noir_et_blanc

Oui, comme je te l’ai dit, ce sont mes photos. Il fallait te douter qu’il y aurait du chat. (et encore, je voulais t’en mettre plus, au départ)

Have a nice day, darling ! ;)

11
juin
Par Kahlan, à 7:00, publié dans Carton rouge; La vie, le web

Tu te souviens comment c’était internet, avant ?

Déjà, ton ordinateur, il n’était pas immédiatement connecté, non, il sonnait en composant une sorte de numéro, avant de te montrer (3 minutes plus tard) la belle page d’accueil Wanadoo. (enfin, chez moi)

Et c’est notre rapport au net qui était bien différent. La première fois que j’ai eu internet à la maison, nous disposions d’une offre illimitée. Sauf que tu payais ta consommation à la minute ! Je n’allais donc sur internet que 15 minutes par jour, au maximum. (Bon, en vérité, je grappillais toujours un peu de temps, mais c’était à mes risques et périls, puisqu’alors les foudres paternelles me menaçaient…)

Que fait-on en 15 minutes, sur internet ? On fait tout très vite. Du moins on essaye. Parce que de toute façon, comme on ne sait pas vraiment se servir d’un moteur de recherche, on ne sait pas trop ce que peut réellement nous offrir ce truc-là.

Et moi, j’atterrissais sur des pages remplies de photos d’Angelina Jolie (oui, c’est à peu près à cette période que j’ai découvert l’actrice, et que je suis devenue plus ou moins fan.)

Des pages remplies d’images…en 56k…au moins, les quinze minutes étaient rapidement passées, le temps que tout s’affiche !

Puis, les choses évoluent…et enfin, en 2005/2006, on goûte aux joies d’un véritable internet illimité (ou presque, ma première offre était limitée en contenu, je crois), et encore une fois on s’adapte bien vite, et on découvre les véritables joies de la toile : on surfe à tout va, on y passe de plus en plus d’heures, on s’inscrit à de nombreux sites très débiles.

Et ouf ! C’est exactement là que je voulais en venir, enfin !

Parce qu’une fois que cette phase est elle aussi passée, on a un autre devoir : faire le ménage ! Je suis retournée sur le compte de mon ancienne adresse mail, comme je le fais de temps en temps, et ai entrepris de me désabonner de certaines listes de diffusion spammeuses, de me désinscrire de quelques sites inutiles…histoire de me sentir un peu plus clean, quoi ! (J’ai fait ma Bree Van de Kamp virtuelle, si tu préfères.)

Et même si cette partie-là de notre vie virtuelle est devenue plus facile (les e-mails  que l’on reçoit comportent très souvent des liens permettant de se désabonner, par exemple), il reste encore quelques aberrations. Je ne parle pas seulement des liens qui mènent à des pages vides, je te parle surtout de ça :

connerie

Clique pour mieux voir.

Je t’explique mieux : j’ai tenté de supprimer mon compte d’un site de jeux qui est d’une connerie sans nom, où tu peux soi-disant gagner des cadeaux. (en fait, sans doute qu’on peut. Enfin une personne sur 3000 a du gagner, quoi ! :D ). Mon excuse pour m’être inscrite à ce genre de site ? J’étais jeune. Un peu. Bon, ok, j’avais 21 ans.

L’option « te désinscrire » n’étant pas cliquable, j’ai pris le parti d’envoyer un message grâce au formulaire. A partir de là, suffit de lire…

Voilà, je dois me connecter 5 jours d’affilée avant de pouvoir vraiment supprimer mon compte. Enfin, il parait, quoi. Tu sais, ça doit être juste le temps de profiter à nouveau un peu du site, et de te rendre compte à quel point il est génial et incroyable. Ensuite, tu te rendras forcément à l’évidence : tu ne peux décemment pas passer à côté de ce truc-là, il FAUT que tu conserves ton compte !

Mais bien sûr…*soupir* J’en suis donc réduite à ne pas oublier d’aller faire cette action quotidienne pendant cinq jours, en espérant que cette fameuse question secrète (qu’il ne me semblait pourtant pas avoir complétée dans mon compte) me soit posée, que je puisse enfin supprimer mon joli nom de cette chose toute moche.

Et toi, tu fais attention aux traces que tu laisses sur internet ? Ou tu t’inscris en masse, n’ayant peur de rien ?

10
juin

Si paradoxalement, la musique a toujours tenu une grande place dans ma vie, je n’en écoute pas tant que ça, par moi-même.

Elle est présente par la quasi-obligation de jouer d’un instrument dans ma famille. Elle existe parce que mon père écoute de la musique classique sur la chaine principale de la maison, et même durant les repas du dimanche, ou des fêtes. Elle m’a bercée parce que mon père jouait de la trompette pour s’entrainer pendant que je dormais, bébé. (tu comprends que j’ai un peu du mal à concevoir les maisons dans lesquelles, lorsqu’un bébé dort, tout le monde se doit de chuchoter.) Et elle m’agace parfois, lorsque je dois assister aux concerts du groupe de mon père, pour les filmer…(quoique ce fut aussi très plaisant, par moments, de faire la grande reporter avec mon Canon…). Elle m’a torturée aussi un peu, cette musique, lorsqu’enfant, je devais passer des examens de solfège, de flûte traversière et de guitare, en juin, puis remettre le couvert en décembre pour les auditions, alors que je détestais toutes les manifestations publiques qui attiraient l’attention sur mon petit être n’ayant qu’une envie : jouer à la barbie tranquillement, dans sa chambre.

Mais, comme je le disais, même si je n’écoute par moi-même pas tant de musique que ça, celle-ci dispose tout de même d’une faculté étonnante que je chéris : me replonger dans le passé, me ramenant à un instant précis, ou à une période plus longue dans laquelle une action se répétait pendant quelques mois, souvent en musique…C’est là que :

- je me retrouve au bord de la Saône, puis sur notre zodiac, en short en jean et brassière DDP noire et jaune, à prendre le soleil de juillet, rien qu’en écoutant Jennifer Lopez et son fameux Love don’t cost a thing. (2001).

- je suis enfermée dans ma chambre, toujours en été, ma tante et ma cousine viennent de m’offrir Ray of Light, de Madonna, qui deviendra mon album préféré (encore aujourd’hui). Je l’écoute en boucle, m’isolant du reste du monde, assise devant mon poste radio-cd qui pèse une tonne. (1998)

- Bien plus tôt, dans une autre maison, je fais du patin à roulettes (non non, pas du rollers) de ma chambre à la salle à manger, en essayant de ne pas me péter le coccyx (ce serait un peu trop tôt, à cet âge !) sur les vieux carreaux rouges et jaunes de cette ancienne maison à côté d’un château. J’écoute mon tout premier CD, de Dorothée. La chanson « le fantôme » était ma préférée. (je me préparais déjà à devenir une fan de surnaturel, faut croire). Année ? Après recherche, l’album est sorti en 1984, mon oncle me l’a acheté, mais bien plus tard, sans doute en 91/92…

- on refait un saut dans le temps, et on se retrouve en 2008. Je viens de me libérer des chaines d’un gros boulet, j’ai choisi une autre voie au niveau des études, et j’ai soudain beaucoup plus de temps libre, études par correspondance oblige. Je souhaite trouver ce que je souhaite faire dans la vie, et je commence à écrire mon roman, en septembre. Justin Timberlake et Rihanna passent avec moi ces journées devant l’ordinateur, avec respectivement leurs Futuresex / Lovesounds et Good girl gone bad.

Voilà donc quelques exemples de musique dont il me suffit de réentendre quelques accords, ou de redécouvrir la pochette de l’album pour replonger dans le passé. Je dois dire que cela ma ramène toujours à un agréable souvenir, c’est toujours ça de pris.

Et toi,quel rapport entretiens-tu avec la musique ? Te fait-elle également faire quelques bonds dans le temps ?

Non, il n’est pas nécessaire de me dire que j’ai des gouts de chiotte sur le plan musical, j’assume totalement mon attirance pour la pop commerciale. Enfin, si, en fait, tu peux quand même balancer des piques en commentaire, si tu le sens, ça peut être rigolo !

Pis j’ai le droit, j’ai une petite formation de musicienne classique, en parallèle, je suis dédouanée. ;)

People_look_better_in_the_sun_by_brambura33Lien photo
09
juin
Par Kahlan, à 7:05, publié dans Video games

Une fois n’est pas coutume, on va parler de jeux vidéo, aujourd’hui. (Tu peux tout de même trouver d’autres tests dans la catégorie Video Games, si tu es intéressé.)

On va parler d’UN jeu vidéo pour PC, plus particulièrement. Machinarium, que ça s’appelle. Il mérite vraiment d’être connu, et je vais m’employer ici à t’expliquer pourquoi.

machinarium_cover

Faut que tu comprennes déjà que dans l’univers du jeu vidéo, c’est exactement comme au cinéma : il y a les gros mastodontes qui produisent en pagaille, des blockbusters ou autres, à la qualité très variée, puis tu as les indépendants, produisant et créant des jeux vidéo avec beaucoup moins d’argent, mais parfois bien plus d’idées. Tout comme au ciné, je te dis. (attention, ce n’est pas pour ça que tout ce qui est crée par un studio indépendant est de l’or, ce serait trop beau.)

Dans la cas qui nous intéresse, à savoir le jeu Machinarium, le développeur « indépendant », tchèque, se nomme Amanita Design, et est déjà l’auteur de deux jeux en flash me semblant de très bonne qualité. Machinarium est sorti en octobre 2009, et peut-être téléchargé sur le net pour 20 dollars, ici. (et tu as aussi accès à une démo gratuite). Je crois qu’une version boite du jeu existe également.

Bon, maintenant je t’explique un peu mieux de quoi il retourne. On a affaire à un jeu d’aventure en point and click, c’est à dire qu’il est jouable uniquement à la souris, et que, dans des décors en 2D, il suffit de cliquer sur ce que l’on voit à l’écran pour jouer. Et justement, il va falloir cliquer pour aider un petit robot, Joseph, à avancer dans son périple. Dans des décors de toute beauté, on le fait évoluer dans un monde de petits robots, empreint de poésie. Chaque écran de jeu fourmille de détail, et est particulièrement soigné, retranscrivant avec soin un univers mécanique, fait de récup’ et de ferraille. Et je te préviens tout de suite, pas d’humain à l’horizon !

machinarium_plazaJe te l’avais bien dit, que c’était très bien fait visuellement.

Oui mais alors, quel est le but du jeu ? C’est simple, tu progresses dans le scénario (très simple, mais bien amené) en résolvant des énigmes et autres casse-tête. Ça va du triturage de manivelle assez simple à une partie de morpion bien plus compliquée et prise de tête, en passant par quelques analyses de situations pour savoir quoi faire, et quand…on a vraiment de quoi s’occuper, puisque les énigmes s’enchainent assez rapidement, sans que trop d’aller-retour lourdingues dans les décors soient nécessaires.

En parlant des déplacements de notre petit robot, on ne peut pas dire que ce soit du rapide, mais c’est aussi le propre de ce genre de jeu d’avoir un aspect plus contemplatif. Il dispose néanmoins de quelques mouvements sortants de l’ordinaire, puisqu’il est capable de s’étirer ou de rétrécir comme un accordéon, pour atteindre certains endroits où il ne peut pas aller en temps normal. (ça fait sexouel, cette phrase…). Bref, c’est un petit point, certes, mais original ! Notre robot ramasse également quelques objets dont il aura plus tard besoin pour résoudre certaines énigmes. Il ouvre alors sa tête pour les mettre à l’intérieur : mignon !

Je ne peux terminer mon petit test sans prétention sans te parler de la durée de vie du jeu : je l’ai pour ma part fini en cinq heures environ, ce qui est devenu la norme pour ce type de jeu indépendant et peu onéreux. Je pense que si tu n’es pas un habitué du genre (aventure-réflexion) tu peux rajouter quelques heures à cette durée.

Oh, et j’ajouterai encore que ce n’est pas seulement l’aspect visuel qui a été particulièrement soigné ; la musique, en parfaite harmonie avec la thématique abordée et les décors, est très originale et apporte un fond sonore agréable et inhabituel. De plus, la bande-originale est incluse lors du téléchargement du jeu (en mp3).

En conclusion : un « petit » jeu très agréable sur PC, soigné jusque dans ses moindres détails, et disposant d’énigmes originales et sympathiques, qui nous tiendront en haleine quelques heures, à un prix abordable. (Dois-je rappeler qu’un jeu sur console de salon coûte maintenant en moyenne 65 euros ?)

Note : les menus du jeu sont en anglais, mais il n’y a aucun dialogue ni écrit PENDANT le jeu, tout est expliqué par schémas ou images, de manière très compréhensible.

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