14
déc
Par Kahlan, à 14:13, publié dans La vie, le web; Privé, mais pas que

La semaine dernière, on parlait de conflit.

Si on résume, je disais qu’on aimait souvent les petits conflits des autres, que cela ajoutait un peu de piment dans notre vie. Mais j’ajoutais alors que je me passais bien de ces histoires lorsqu’elles m’impliquaient directement : je fuis les conflits.

Mais ce précédent billet n’était en fait qu’un corollaire de celui-ci, car la petite réflexion qui va suivre est celle qui m’intéresse en premier lieu, l’autre n’en est que la résultante.

En tant que timide (et peut-être aussi en tant qu’orgueilleuse égoïste), j’ai tendance, souvent, à analyser ce que les autres peuvent penser de moi. A quoi je ressemble, si je dis des choses sensées, voire intelligentes…autant l’avouer, je suis un peu paranoïaque à ce sujet, et ça me mine, j’aimerais parfois pouvoir me libérer de tout ça, m’en détacher. Mais les choses étant ce qu’elles sont, l’image que je véhicule a, par conséquent, une certaine importance à mes yeux. Pas énorme, hein, je me laisse vivre, je ne pense pas à ce que je dégage toute la journée…mais tout de même.

Dans le cadre de cette réflexion, j’ai alors été amenée à analyser mon « image » sur le web. Comment les gens m’imaginent-ils, lorsque je poste un commentaire sur un blog, par exemple ?

J’ai rapidement réfléchi, et imaginé ce que cela pourrait donner.

Une fille qui ne critique jamais, qui fait des blagues sans pour autant froisser personne, une grande utilisatrice de smileys, notamment de celui qui rit…

Ah merde. Elle serait pas un peu niaise, cette fille-là ?

Bon, on caricature un peu (ou pas) mais je crois que tu as compris le principe.

Et après, ce qui m’intéresse (en tant qu’analyse, rien d’autre) c’est la confrontation avec l’image que j’ai de ma propre personne.

Quelqu’un de très critique, avec un sens de l’humour très développé et parfois très corrosif, une personne de mauvaise foi, souvent enjouée, mais parfois taciturne.

(Ouais, je sais, une description comme ça, c’est un peu facile, surtout venant de moi, et parfois réducteur, mais on fait ce qu’on peut !)

Tout ça pour dire quoi ? Sue non, je ne crois pas être sur le web comme je le suis vraiment dans la vie. (si on est constant dans notre vie, mais ça, c’est une autre question !)

Sur internet, j’ai moins de saveur, et là, on en revient (enfin) à la réflexion de la semaine dernière : je hais les conflits qui n’ont pas de valeur, ou plutôt ne veux pas y être mêlée !

Dans le temple de l’écrit, là où un laps de temps nous est accordé pour réfléchir avant d’agir, j’ai inconsciemment adopté la forme de vie la moins dangereuse qui soit : la gentille qui ne ferait pas de mal à une mouche. Le conflit ? Il ne débutera pas par moi, et ne m’impliquera pas. (du moins, croisons les doigts – oh putain, les rimes :D ) Et si je ne trouve rien de gentil ou de positif à dire, alors je ne dis rien, c’est encore plus simple.

Et tu sais quoi ? Je ne pense pas que cette façon d’être et de faire change dans les mois qui viennent – en espérant que je ne me transforme pas en quelque chose de totalement insipide, dans ce cas, j’espère que mon MOI me rappellera à l’ordre !

PS : un brin de caricature s’est glissé dans ce billet, ça, c’est typiquement un coup de mon vrai moi. Mais non, ne n’inquiète pas, lecteur, je suis quand même très beaucoup (oui, ça se dit) moi-même, sur la blogosphère.

Non, pas de rapport...

Non, pas de rapport...

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11
déc
Par Kahlan, à 17:22, publié dans Privé, mais pas que

_Numériser0001En 1999, j’avais 14 ans. C’était l’année de l’éclipse totale de soleil (le 11 aout 1999).

J’avais passé tout le mois de juillet sur l’île de Groix, seule avec mes cousines et leurs parents. Pour une fille unique, se retrouver sans ses parents aussi longtemps, ce n’était déjà pas rien, alors être plongée au coeur d’une famille avec trois filles bien plus turbulentes que moi, ça conférait au séisme planétaire. (on fait ce qu’on peut, avec les comparaisons, merci de ton indulgence !)

Et pourtant ces vacances loin de tout restent pour moi un souvenir très marquant, dans lequel se mêlent les plaisirs simples des journées à la plage, la découverte d’une autre façon de vivre, l’apprentissage des différences de méthodes éducatives selon les familles, les promenades sur le port avant d’aller au cinéma…

Et les crêpes Whawou.

Ces fameuses « crêpes » fourrées au « chocolat », emballées d’un joli plastique transparent. Le goûter d’un été, que l’on mangeait entre cousines sur la plage, les grains de sable se mêlant savamment à la pâte sucrée servant de chocolat et croustillant sous la dent.

Cela faisait donc 10 ans que je n’en avais pas mangé.

Et bien je vais te dire, il ne faut vraiment jamais mesurer un souvenir à la réalité. Jamais.

Test d'un souvenir

Test d'un souvenir

Ça donne du beurk. Du « la crêpe est en carton et le chocolat n’est pas du chocolat ». Tu crois qu’ils ont changé la recette ? Moi je ne pense pas, hélas.

Du coup, je ne suis pas sûre que je retournerai un jour sur l’île de Groix ! :D

Ile de Groix - juillet 1999

Ile de Groix - juillet 1999

08
déc
Par Kahlan, à 15:24, publié dans Privé, mais pas que

Le conflit, ça a toujours quelque chose d’attirant.

Depuis tout petit, notre vie en est ponctuée. Myriam et Marion se font la gueule dans la cour de récré, tout le monde en parle en ricanant. Audrey a volé le MP3 de Jérémie, ses deux blogueuses se détestent et s’insultent dans leurs billets, cet acteur a taclé ce journaliste…tous ces évènements nous excitent, titillent notre curiosité, notre gène de la commère ambulante : comme on se régale, en mangeant les miettes éparpillées de ces histoires sans fin.

Même si je me complais moi aussi un peu trop souvent dans ce genre de plaisir malsain, il y a tout de même une chose que je déteste par-dessus tout : me trouver moi-même au cœur d’un conflit.

Dans la vie, la vraie, je crois (sans me vanter, car cela ne joue pas particulièrement en ma faveur) être quelqu’un d’un peu spécial, dans le sens bizarre. Et être bizarre, c’est rarement positif, quand tu ne vis pas dans un film ou une série télé. Je suis très timide, donc souvent sur la défensive, paraissant alors froide et distante. Mais à l’inverse, lorsque je suis entourée de personnes en qui j’ai confiance (parfois à tort) je peux être exubérante, et très bien dans ma peau. (quand je parle d’exubérance, je n’ai pas dit « hystérie », merci !)

Alors avec une personnalité pareille, pas franchement passe-partout, on peut dire que j’ai eu ma part de conflits et d’incompréhensions, notamment en milieu scolaire, entourée de pseudo-divas et d’intellos-débiles. Maintenant je fuis ces histoires comme la peste, je ne veux pas y être mêlée, elles me rendent malade et m’empêchent de dormir.

Je me représente ces conflits entre personnes comme l’apanage de l’adolescence, ce qui est bien sûr faux et stupide, mais j’aimerais croire ne serait-ce qu’un instant que l’homme adulte ne s’intéresse plus à ces basses sournoiseries.

Il n’est pas un peu bizarre, ce billet ? Je ne sais pas, j’ai l’impression que tout ça n’est absolument pas clair.

Mais une chose est sûre, il est « to be continued… »

jokerlien photo
04
déc
Par Kahlan, à 12:49, publié dans La vie, le web; Ça va où ?

- Thérèse, nous avions la dernière fois parlé ensemble de vos difficultés à envisager l’avenir seule avec votre compagnon. Que pouvez-vous me dire de plus à ce sujet ?

Elle se tortille sur sa chaise, mal-à-l’aise, puis se lève et s’approche de la fenêtre, comme pour s’évader. Son reflet ne trompe pourtant personne. Elle est bouleversée.

- vos sentiments remontent à la surface, c’est bien. C’est signe que vous allez mieux, que vous vous extériorisez.

- oui, je suppose que cette douleur devra sortir, un jour.

- vous n’avez pas l’air convaincue.

Thérèse se retourne, s’appuie contre le radiateur.

- je fais ces rêves, maintenant. Ma chère Lili revient, elle s’est juste égarée. Nous nous retournons et elle est là, souriante.

- vous sentez-vous heureuse, lors de ces rêves ?

- non. Une part de moi n’est jamais dupe.

Thérèse se referme, ses traits se durcissent. Madame B. regarde ses notes en hâte.

- bien, qu’en est-il de vos moments privilégiés à deux ? Vous parliez d’une sortie à la plage, y êtes-vous allés ?

Thérèse hoche la tête, ne dit mot.

- pourriez-vous m’en dire plus à ce sujet ? Avez-vous passé un bon moment ? Vous êtes-vous amusée ?

- Paul s’était occupé de tout. Les boissons, les serviettes… il a toujours été prévoyant, vous savez.

Elle cligne des yeux, rapidement, et continue à parler.

- et moi j’ai amené les chaussures de plage de Lili.

Madame B. attend la suite, mais rien ne vient.

- pourquoi avoir amené ses chaussures de plage ?

- vous comprenez, on n’est jamais trop prévoyant, comme dit Paul. Et si elle revenait ? Elle en aurait assurément besoin.

Madame B. sourit doucement.
.
.
.

Ce petit texte est une participation au jeu d’écriture proposé par Madame Kévin et Lizly.

« Quel récit, quelle histoire, quels souvenirs, quels sentiments vous inspire cette photo ? »

1243984606Tara Donne


02
déc
Par Kahlan, à 9:00, publié dans Ciné / DVD; Privé, mais pas que

Résumé de la situation :

Je suis seule, un lundi soir. Il pleut à torrent, et le vent souffle fort.

J’aimerais quand même aller au cinéma, mince, ce temps-là, ça ne devrait pas être une assez bonne raison pour se calfeutrer chez soi. (et pourtant, est-ce bien vrai, d’ailleurs ?)

Deux possibilités : le ruban blanc, au ciné le plus proche, à trois kilomètres, ou 2012, à 18kms, 36 allez-retour. Sous la pluie, la nuit, avec du vent, et surtout, avec pour conductrice une jeune femme qui s’est il y a peu extirpée avec difficulté de sa phobie de la conduite. Mais qui n’est pour autant pas hyper rassurée à l’idée d’affronter ces conditions au volant. Oh, au fait, cette jeune femme, c’est moi !

Alors, elle fait quoi la blonde ?

Ouais ouais, elle va voir 2012 à 18 kilomètres, sous la pluie, dans le noir complet. (mais il y a des phares, quand même !) Et elle se décide 5 minutes avant de partir, bien entendu.

Mais là n’est pas le problème. Non, il est plutôt , et.

Eh oui, même si on a affaire à un film d’anticipation, le ciné date bien, lui des années 70…et la salle n°1 n’a pas de son. (en fait, si, mais disons que t’entends mieux la respiration saccadée de ton voisin de gauche (mais qu’est ce qu’il fout, d’ailleurs, lui ?!) que les dialogues du film, c’est dire…) Et pour une fois, je n’accentue pas le trait, juré craché.
(Oh, et au fait, pour ta gouverne, sache qu’il n’y a que deux salles, dans ce ciné, et c’est déjà grand. Parce qu’à trois kms, il n’y en a qu’une…)

Je te passe le trajet, qui nous prouve simplement que je deviens peu à peu une pro du volant, et je te raconte immédiatement la chute, ça a assez duré, je crois.

Je me présente la gueule enfarinée au guichet, fière de moi, gonflée à bloc, confiante, après avoir réussi un créneau digne de…merde…Schumacher ?! Mouais, pas sûre qu’on ait besoin de se garer, en F1, finalement.

« Bonsoir mon chou, oh, comme tu es souriant en cette belle soirée » que je lui dis, au guichetier.

« Face à toi, je passe pour une porte de prison, ma rayonnante princesse » qu’il me répond.

(tu l’auras compris, les dialogues ont été quelque peu modifiés afin d’introduire quelques éléments romantiques qui se font très rares, ici.) On continue.

Mes pieds touchent à nouveau le sol, et LA question importante me brûle maintenant les lèvres.

« Poussin, hein que 2012, et ben il passe pas dans la salle où il n’y a pas de son, ce soir ?! »

« Si. »

Mon sourire se fige, les traits de mon interlocuteur fondent peu à peu, dévoilant un rictus cruel et pervers, là où j’avais cru voir quelques secondes plus tôt un prince charmant.

Je tourne enfin les talons et m’enfuie en sanglotant.

Et me retape comme une conne dix-huit bornes dans l’autre sens, sous la pluie, le vent, la nuit – mais avec des phares.

La suite plus tard...

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30
nov
Par Kahlan, à 17:01, publié dans La vie, le web

Coucou toi ! Bon allez, on essaye quand même le billet-liens-qui-va-bien, mais n’applaudis surtout pas en t’extasiant sur le travail que j’ai du fournir, parce qu’en fait, je n’ai que recopié ma blogroll, en l’actualisant quand même au passage. (ça, c’est pour faire croire que j’ai quand même fait un petit quelque chose. Alors qu’en fait, j’ai seulement passé trois heures a essayé de comprendre pourquoi mon flux rss est tout pourri, en faisant des recherches…)

Promis, je reviens bientôt avec du vrai contenu, pas un tag, pas un billet-lien, rien de tout ça ! :D

Edit : je crois bien que ça marche, mes liens apparaissent dans mon flux RSS, et sont pris en compte par wikio, maintenant.

Till the cat, père au foyer
Oh Océane
Urban Girl in Paris
Madame Kévin
Bulles d'Infos
Les libraires se cachent pour mourir
The beauty and the Geek
Femme Sweet Femme
Le journal de Chrys
Dans la prairie de Milgard
Mes doudous et compagnie
Sois belle et parle
Au pays de FaFa
Brown Sugar Girl
Mamzellescarlett
So Glamourous
A lot of Tralala
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Faust'in Paris
M'Café
Perdre Une Plume
Zette and the city
Ça branle dans le manche
Le journal d'un excessif
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Les pensées de Manu
Le Q.G. de la Mère Joie
Angelitam
Une fille et la Toile
Gentille Sorcière
Barbapabulle
Loupiotte à Bulles
Chouyo's world
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BlaBlaBla etc
Sophilosophik ou les Lundis de Sophie
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Traqueur Stellaire
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Iles lointaines
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L'ironie du sort (les fantaisies d'Enna)
Diglee
Here is the Stouf