15
mai

J’ai ri très très fort intérieurement, l’autre jour. Parce que notre amie Chouyo est partie sur l’île Maurice quelques jours, et avouons tous une bonne fois pour toute qu’elle en est revenue totalement obsédée. Par les dodos. Cette fameuse espèce de volatiles incapables de voler, et qui ont fini par disparaitre au 17ème siècle peu de temps après l’arrivée des européens sur l’île. (ouais ouais, tu peux y voir une relation de cause à effet).

La bête ressemblait à un truc comme ça :

dodoOuais, c’est pas sexy.

Mais ce qui m’a fait rire, c’est tout autre chose. Dans ma famille, un dodo, ce n’est pas un volatile. C’est un crétin.

C’est mon grand-père qui utilisait le plus cette expression, je ne sais pas où il l’avait apprise, ni même si d’autres que nous l’utilisent, mais lorsque quelqu’un faisait quelque chose de stupide, de ridicule, ou faisait une blague foireuse, mon grand-père sortait immédiatement :

Espèce de dodo !

Ou bien :

Dodo, va !

Ou encore :

Non mais quel dodo !

Tu as compris maintenant ?Voilà. Et j’ai beau chercher sur google, je ne vois aucun exemple dans lequel le mot « dodo » est simplement un bon vieux quolibet…c’est peut-être quelque chose de très local, ou encore d’inventé par mon grand-père pour qualifier les autres de cons, ça ne m’étonnerait pas. :D (Mais note que cette micro-insulte avait le plus souvent un petit côté affectueux…)

Toujours est-il que, pour répondre à la question « comment les dodos draguent-ils ? », ma réponse sera :

Les dodos ne draguent pas. Ils sont beaucoup trop crétins pour ça.

Ceci était ma participation au concours « Dodo » de Chouyo. Tu as jusqu’à demain pour participer, alors dépêche-toi. ;)

Et même que des fois, lorsque c’était une femme qui faisait la connerie, il disait « dodote »…

14
mai
Par Kahlan, à 18:09, publié dans Mode/Beauty; Stars en stock; Un brin d'Angie

Salut mon poussin ! L’autre jour je ne sais plus quand, je t’avais pondu un article spécial gossip hollywoodien, tu te souviens ? Et comme tu avais été très enthousiaste, petite folle que tu es, on pourrait réitérer l’expérience !

Sauf que non, aujourd’hui, on va se concentrer sur une chose en particulier : le fashion-fail et autres craziness du red carpet. (oui, quand tu parles de stars ou supposées stars, tu te dois de speaker english, sinon, ben…tu suck, ma darling. OK ?)

Bref, je ne te dis pas que tous les looks sont très récents, mais certaines tenues de ma sélection méritent d’être connues, qu’elles datent ou non. (ouais, enfin, tout compte fait, seule la photo de Lindsay est un peu plus vieille, disons deux semaines.)

On commence très soft, mais en tapant néanmoins déjà en plein dans le mauvais goût, avec ma tout de même chouchoute Lindsay Lohan.

LOHANConcentrons-nous donc rapidement sur l’objet du délit, à savoir la chaussette Dim. Lorsqu’une femme normale hésite déjà à en porter sous son pantalon, Lindsay, elle, n’hésite pas, ce sera avec un short, ou rien ! (oui, le « rien » est probable, tout peut arriver, avec Lindsay, tu le sauras). Ajoutons à cela de magnifiques mocassins couleur cuir-clair-de ma grand-mère, et on se retrouve avec un fashion-fail quasiment assumé.

Il y a quelque chose qui me fatigue, parfois, chez Lady Gaga. C’est ce besoin constant de toujours en rajouter, pour paraitre décalée et soi-disant absolument géniale et arty. Au final, quand on analyse tout ça, on finit par se demander si on est pas plutôt en train de regarder un gros tas de merde qui se croit à la mode.

lady_gaga talonscopgagaVoici deux de ses dernières atrocités.

Elle a gardé les chaussures. Je suppose qu’elles devaient être très confortables, alors.

Et sinon, je sais bien ce que je t’avais dit : « oula non, moi je n’aime pas les célébrités françaises, on n’en parlera pas, sur ce blog ». Mais festival de Cannes oblige, il parait évident que le fashion fail n’est pas qu’américain, bien au contraire. Grâce à M1 qui nous gâte en nous faisant part de ses trouvailles sur twitter, je peux maintenant te dire que les actrices françaises peuvent se transformer…

lea Seydoux

...en gros poussin. Comme Léa Seydoux.

elsa-zylberstein

...en tube en tulle. Façon Elsa Zylberstein.

Personne n’est à l’abri, je vous dis, personne !

Et on va retraverser l’Atlantique pour notre dernier fashion fail, grâce à Rihanna qui s’est -encore- pris pour une bad-girl en sortant de son hôtel, mercredi dernier. Regarde-moi ça.

RihannaOh, oui, comme je suis trop un gangsta, comme ma casquette fait rebelle et racaille ! (ben non,Rihanna, en vrai ça fait juste un petit peu pouffe, si je peux me permettre.)

Voilà, c’est fini pour nos désastres vestimentaires du vendredi soir, à vous les studios !

Et sinon, tu sais que normalement, tous les ans, je live-blog (plus ou moins) la journée du festival de Cannes où Angelina Jolie est présente ? Oui ? Et bien je ne sais pas si je vais le faire cette année, parce que je ne sais pas si elle vient, déjà, en tout cas je ne trouve pas les dates…on verra !)

12
mai
Par Kahlan, à 6:15, publié dans Ciné / Blu-Ray; Livresque

Ou « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes ».

Il y a des livres, comme ça, qui ont besoin de plusieurs chances. Millenium en fait décidément partie. J’ai acheté la trilogie en 2007, pour mon père. Il les a immédiatement lu, et m’a dit les avoir vraiment aimés. Du coup, ils étaient bien entendu sur ma liste de livres à lire, et j’ai enfin commencé le premier tome en 2008. Avant de le reposer, une trentaine de pages plus loin. Puis de le reprendre en 2009. Pour le reposer après cinquante pages. Pourquoi ? Je crois que je trouvais ça chiant. Ou alors j’avais envie d’un autre livre à cette époque, c’est possible aussi. Parfois, j’ai un livre en ma possession, je veux absolument le lire (il suffit pour cela que ce soit la suite d’une saga que j’apprécie) mais je décide subitement de changer un peu de style de lecture, de passer de la fantasy au polar, par exemple. Ça donne ce genre de désastre, puisque je n’apprécie alors pas la lecture de ce que j’ai entre les mains.
(Ou alors le début de Millenium -tome 1 est vraiment mauvais, c’est possible aussi.)

Mais tout compte fait, j’ai repris le livre il y a deux semaines. Et cette fois-ci, j’ai dépassé ce pénible commencement. Pour trouver, enfin, un livre comme je les aime. Alors tout de suite après, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder l’adaptation ciné, trouvable maintenant en DVD et Blu-Ray. (le deuxième film, adaptation du deuxième tome, sort en juin dans les salles françaises).

Du coup dans ce billet, je te parlerai à la fois du film et du livre, histoire de faire d’une pierre deux coups. (Comme je suis maligne).

Déjà, ça parle de quoi ? Rapidement : d’un journaliste discrédité, d’une jeune femme très intelligente, mais détestée par la societé, d’un meurtre non élucidé, et de malfrats à la tête de grandes entreprises. En gros. Et ce mélange nous donne une enquête informatique avec un soupçon de glauque et de violence.

millenium_tome1

Mon avis sur le livre : à part ce fâcheux début, je dois dire que la lecture en est très facile et fluide, grâce au style d’écriture, simple, accessible, mais néanmoins très agréable. Passé cinquante pages, on rentre alors directement dans l’histoire, en grande partie grâce à l’apparition de nos deux héros, Mikael Blomkvist et Lisbeth Salender. (ah oui, je ne te l’ai pas dit, tout ça se passe en Suède.) Mikael est un héros assez transparent, ce qui est justement accentué par la personnalité et le charisme de Lisbeth, hackeuse, enquêtrice et marginale.
L’histoire est prenante, même si une des enquêtes se conclue un peu trop rapidement à mon goût, et j’ai pris plaisir à lire une aventure se déroulant en Suède, pays qui, on peut le dire, ne m’est pas forcément très connu. (Je ne savais pas forcément qu’ils payaient en « couronnes », par exemple, et ça change du « dollar » omniprésent dans mes lectures ! Mais c’est un détail…)
Enfin, dès ma lecture finie, j’ai eu envie de me plonger dans le deuxième tome pour savoir ce qu’il était advenu de nos deux héros. Si ça, ce n’est pas une preuve que j’ai trouvé cette lecture de qualité !

En conclusion : un très bon livre, une enquête intéressante, et un personnage, Lisbeth Salander, qui sort du lot et qu’on a envie de retrouver dans les autres tomes.

millenium-le-film

Mon avis sur le film : une co-production suédo-danoise. Ou dano-suédoise ? Ça fait un peu peur, non ? En tout cas moi, oui, je l’avoue. Mais j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai regardé ce film. Jusqu’au bout, d’ailleurs !
J’en pense quoi ? C’est fidèle au livre, déjà, à quelques détails près. Et ça, on ne peut que s’en réjouir, je pense. La réalisation est plus que correcte, bon, on voit bien qu’on n’est pas devant un film américain à gros budget, mais c’est très regardable, vraiment. (même mieux que certains films français qui se disent trop branchés…). Pour moi, c’est au niveau du casting que le bât blesse. La plupart des seconds rôles ne sont vraiment pas convaincants (mis à part pour deux rôles bien précis), et je n’aime pas du tout l’acteur qui interprète Mikael Blomkvist, le héros : il est inexpressif et pas du tout comme je me représentais le personnage…c’est Noomie Rapace, l’actrice interprétant Lisbeth, qui relève le niveau, et hypnotise le spectateur durant tout le film. Elle incarne vraiment et totalement la hackeuse, sa prestation est digne…d’un oscar, tiens ! Oui, c’est totalement un rôle à oscar, quand on y pense…

Dernier bon point : je pensais vraiment que certains passages très crus et durs du livre allaient être purement et simplement enlevés du film, pour ne pas choquer…et bien j’avais tout faux ! Toutes ces parties sont présentes, et aussi choquantes que dans le livre, sans pour autant qu’ils soient allés trop loin…parfait.
millenium_lisbeth

En conclusion : un bon film, peut-être pas au niveau du livre, mais qui reste une très bonne adaptation du best-seller. Bonus non caché : la découverte d’une actrice qui en a en la personne de Noomie Rapace…

Bon à savoir (1) : ces films sont en fait…une série télévisée ! Face à son succès, les épisodes ont été remontés et raccourcis, pour obtenir trois films sortant en salle dans le monde entier. (la série est actuellement diffusée sur Canal+. Mêmes acteurs, même histoire…mais des scènes supplémentaires, donc.)

Bon à savoir (2) : Hollywood planche déjà sur un remake des films…les studios Columbia Pictures en ont d’ailleurs acheté les droits. Pour tout te dire, je n’ai pas encore vu les deuxième et troisième films, mais je trouve ça dommage…

Bon à savoir (3) : Stieg Larsson, l’auteur des livres, est mort en novembre 2004. Il prévoyait d’écrire au total dix tomes autour de cet univers de Millenium. (Millenium, du nom du journal dans lequel travaille Mikael Blomvist, le héros journaliste du livre).

07
mai
Par Kahlan, à 18:43, publié dans Privé, mais pas que

Voici donc la suite tant attendue de cet article, dans lequel je t’expliquais que chez moi, on aime l’omertà, et on ne dit pas que les gens sont morts, même si tout le monde le sait. (va lire l’article en question, tu comprendras mieux).

On en était resté sur l’ouverture possible de ces fameux cartons contenant quelques souvenirs et affaires personnelles ayant appartenu à ma grand-mère paternelle.

Mais avant ça, une petite précision s’impose. Ma grand-mère était une femme libre. Intellectuelle, féministe, grande voyageuse, mais aussi têtue, dotée d’un caractère assez dur, peut-être bien assez égoïste, mais tout de même aimante, parfois. Du moins, c’est comme ça que je la vois. Elle est resté mariée à mon grand-père, un homme très gentil, mais autoritaire et tout aussi dur et spécial qu’elle, jusqu’à la fin de sa vie. Mais pourtant, on ne peut pas dire qu’il formait un couple.

Depuis leurs retraites, ils vivaient chacun dans des maisons séparées (qui leur appartenaient à tous les deux), et mon grand-père rejoignait ma grand-mère le weekend, ou les jours de fête, dans une des deux maisons. On ne peut pas dire qu’ils s’entendaient, et aucune tendresse n’existait plus entre eux. Pourtant, ils restaient plus ou moins ensemble (si on peut appeler ça comme ça) par habitude, pour leur famille, par commodité, ou que sais-je encore…peut-être aussi par amour, qui sait…

Mais tout ça, je n’en ai jamais parlé avec mes parents, ou avec ma famille. J’ai toujours vécu en voyant mes grands-parents ainsi, sans savoir que ce n’était pas vraiment une situation ordinaire. Je ne voyais que très rarement mes grands-parents maternels, ils ne constituaient donc pas un exemple différent et plus aimant à mes yeux. (et pourtant eux se sont toujours comportés comme un vrai couple). Alors pour moi, il n’y avait rien de plus normal à ce que mon grand-père et ma grand-mère ne vivent pas ensemble, et se comportent assez froidement l’un envers l’autre.

Ce n’est qu’après leurs morts à tous les deux que j’ai réfléchi, et compris à quel point ils différaient de la norme. Et je me suis alors demandé ce qui avait pu se passer pour qu’ils en arrivent là…j’ai gratté, un peu, mais certainement pas du côté de mon père…pour finalement comprendre que cela faisait bien longtemps que les choses avaient dégénéré… un amant, une maîtresse, des conceptions de la vie très différentes…tout est flou, je n’ai que quelques bribes.

Et dans ce carton qui a été ouvert, au sous-sol, se trouvaient de nombreuses lettres, entourées d’un simple ruban. Je ne l’ai su qu’après, qu’elles avaient existé, ces lettres. J’aurais voulu les lire, pour comprendre, pour connaitre un peu mieux ma grand-mère, pour appréhender la femme qu’elle était. Après tout, je ne la connais plus qu’à travers les souvenirs embrumés d’une petite fille…

Mais ces lettres ont été brûlées sans être lues, par mon père.

Je peux comprendre son geste, mais ça m’attriste.

Et je me demande si ma grand-mère aurait voulu qu’on les lise après sa mort…

Moi je crois que j’aimerais qu’on lise mes écrits, même les plus personnels, pour exister encore un peu, à travers l’esprit de ceux qui restent.

cartes_postales

Ce que j'ai récupéré des cartons : des cartes postales vierges.


06
mai

jeuxdecritureThé Citron

On lui avait toujours appris à profiter de la vie. Des goûts, des odeurs, des sensations. La petite brûlure du soleil sur sa peau, le souffle du vent contre ses joues, l’onctuosité d’une cuisine faite avec amour…cela avait toujours compté pour lui, et il faisait tout pour que ses enfants apprennent eux aussi à détecter et savourer ces plaisirs simples, mais néanmoins essentiels et salvateurs.

Et pourtant, la jalousie l’avait étreint le jour où une amie lui avait décrit une autre sensation, une sensation qui lui était totalement étrangère. Le plaisir d’une plume qui glisse sur un papier, qui, s’enroulant et se déroulant, produisait de magnifiques arabesques, qui à leur tour constituaient des mots, puis des phrases. Puis une histoire, avec un sens.

Les mots s’étaient toujours bousculés dans son esprit. Ils avaient tous une signification, et se pressaient, se rangeaient presque en ordre de bataille, le suppliant de les faire sortir. Mais il ne pouvait que parler pour les libérer, jamais les inscrire, jamais leur donner une existence moins éphémère.

Alors il avait enfin compris, s’était enfin décidé, et avait enfin supplié son amie. Il devait apprendre à écrire.

Et elle avait accepté. Comme il savait qu’elle le ferait. Mais il devrait aussi apprendre à lire. Bizarrement, cette perspective ne l’enchantait pas autant, mais il comprenait que l’un n’allait pas sans l’autre. Et peut-être que les écrits des autres pourraient l’aider à mieux formuler les siens ?

Le temps avait passé, les efforts produits, au départ exténuants, s’étaient finalement révélés plaisants et agréables. Il s’était rendu compte qu’il aimait apprendre. Et qu’enfin, les lettres et les mots s’enchainaient, sur le papier,  et voulaient dire quelque chose, tant dans son esprit, lorsqu’il lisait, qu’au bout de son crayon ou de son stylo, lorsqu’il écrivait.

Et enfin, aujourd’hui, pour la première fois, il pourrait utiliser cette belle plume achetée pour l’occasion, comme un cadeau, ou une récompense. Car, voilà, c’était fait, il avait appris à écrire.

Ce texte était ma participation au quatrième jeu d’écriture, crée par Madame Kévin et Lizly. Les textes peuvent être retrouvés sur le blog dédié, le blog à mille mains. (Il s’agissait, comme toujours, de s’inspirer de la photographie liée au défi.)