28
mai
Par Kahlan, à 16:05, publié dans La vie, le web; Privé, mais pas que

Hier, j’avais vraiment envie d’écrire un article. Quelques sujets m’intéressaient, j’avais certaines idées en tête, ça me semblait prometteur…alors j’ai ouvert wordpress, je me suis calée dans mon fauteuil, et…rien du tout. Aucune phrase ne se formait dans ma tête, aucun mot ne me venait, même, j’attendais juste bêtement en fixant l’espace blanc des yeux. Non, décidément, toujours rien.

C’est là que j’ai commencé à réfléchir sur le sens de la vie.
Mais non, reviens, je déconne, j’ai simplement pensé aux choses qui faisaient que je pouvais écrire un article, ou non. Et là, comme tu l’as compris, c’était plutôt non, d’ailleurs.

Je pourrais te parler des musiques que j’aime écouter quand j’écris, de certains sites qui m’inspirent des billets, du moment particulier qui m’aide à écrire, ou encore de mon carré de chocolat que j’ingurgite en écrivant ses lignes. Mais la vérité, c’est que je n’ai besoin de rien de tout ça. (à part quelques choses qui m’inspirent, bien sûr).

Une seule chose m’est primordiale : la maturation des articles et des sujets. Mes idées sont en gestation dans mon cerveau, presque en jachère. Je n’ai pas besoin d’y penser activement, elles sont présentes, c’est tout. Et puis, à un moment donné, une pensée surgit, les idées se font plus claires, se mettent dans le bonne ordre.

Pourquoi ça ne marchait pas hier ? Parce que j’ai voulu écrire avant que cette « révélation » ne survienne. Les idées étaient un peu trop nouvelles, pas assez mûries.

Alors, comment ai-je écrit cet article-là ? La gestation a eu lieu hier soir après ma déconvenue, tout simplement ! J’ai aussi remarqué que certaines idées demandaient plus de temps que d’autres avant d’être couchées sur le papier…merde, non, tapées à l’ordinateur.(l’expression est tout de suite moins classe, comme ça).

Et vous, ressentez-vous ce besoin d’un temps de réflexion presque inconscient ?

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25
mai
Par Kahlan, à 17:41, publié dans Privé, mais pas que

Comme certains d’entre vous le savent déjà, je fête aujourd’hui mes 25 ans. Enfin, pour être exacte, j’ai aujourd’hui 25 ans, mais je les ai déjà fêté, hier midi, avec mes parents et des amis, lors d’un repas très sympa. Repas qui s’est bien entendu terminé par le déballage des cadeaux, et ça aussi, c’est toujours quelque chose qui me plait !

La star de la journée :

DS rougeOui, c’est bien une DS, parce que j’ai décrété que je ne jouais pas encore assez aux jeux vidéo ! Mais j’ai également eu un livre, des bijoux, du parfum, des nuisettes…des trucs très biens, quoi !

Mais en fait, ce n’est pas vraiment pour te raconter ça que je sors ma plume mon clavier aujourd’hui. Non, c’est plutôt pour te relater ce qui vient après. Lorsque les amis sont repartis et que je me suis retrouvée seule avec mes parents…

Figure-toi que nous avons alors décidé, en bons campagnards amoureux de la nature, d’aller faire une promenade. Mais comme nous sommes des faignants, nous avons choisi de partir dans notre « petit » 4×4. (je dis petit pour te faire remarquer que c’est un pas un énorme 4×4 des villes, non, c’est vraiment une voiture faite pour rouler dans la boue et les caillous…)

Après une vingtaine de kilomètres parcourus sur une grande route, mon père bifurque, et s’engage sur un petit chemin rempli de hautes herbes, de bosses et de trous, et parcouru par une sorte de petite rigole pleine d’eau. Ne pousse pas des cris d’orfaie (pas encore),c’est exactement ce que nous étions venus chercher, nous étions donc aux anges. On s’accroche, on est bien remués, et on se retrouve bien vite au coeur de la forêt, après avoir traversé un ruisseau bien plus conséquent, en voiture toujours.

Et là, je dis à mon père :

« Eh, arrête-toi après le ruisseau, en début de côte, c’est vraiment trop chouette comme coin !! »

Et Dieu le fit. Euh, non, et mon père m’a obéi, pardon ! Et il a coupé le moteur, et nous sommes descendus de voiture.

On a du passer une vingtaine de minutes les pieds dans l’eau (bien fraîche) à regarder des sortes de petites écrevisses batifoler au fond du ruisseau, et à écouter le bruit de la petite cascade en contre-bas. Ah, comme nous étions innocents, à cet instant !

Parce que, quand il a fallu retourner dans la voiture, pour repartir, rien n’a plus été aussi simple.

Tu sais, ce petit instant d’angoisse pure, lié à une montée soudaine d’adrénaline ? Eh bien c’est tout à fait ce que j’ai ressenti lorsque la clé tournée sur le tableau de bord n’a pas eu l’effet escompté.

Rien, nada, nothing, juste un petit tititititi qui n’était même pas un bruit de moteur. Cette putain de clé ne nous offrait plus le précieux sésame nous permettant de nous échapper de cette forêt devenue tout d’un coup très inhospitalière !

Je te la fais courte : le démarreur était foutu.

C’est là que ton pauvre cerveau commence à chercher une solution, entre panique et envie de retourner dans son petit chez-soi bien chaleureux : on a un téléphone ! Ouais, mais qui appeler ? Et comment expliquer où on est ? Putain, même moi je ne le sais pas, où je suis, bordel ! Et au milieu de la forêt, en plus !Avec un chemin qui ne mérite même pas ce nom, on dirait plutôt un canyon, ce truc ! Et en plus, on est le lundi de Pentecôte ! Tout le monde s’en fout, de nous ! Personne ne va nous rechercher avant demain matin, c’est sûr ! Ou alors, alors, alors…ben alors, on revient à la maison à pieds ! Ça doit faire…25 ? 30 kilomètres ? Oh merde, si ça se trouve c’est encore plus, on n’y arrivera jamais avec cette chaleur !

Mais quand tu ne trouves toi-même pas de solution, c’est dingue comme tu te retournes bien vite vers la personne qui tu conspuais encore très récemment : le mâle supérieur. La figure paternelle, qui elle, aura forcément une solution, c’est sûr !

Sauf que cette personne a justement enlevé la caisse à outils de la voiture pour faire un peu de place, avant qu’on parte. C’est ballot, ça…

Alors, plus qu’une solution…les roues entrainent le moteur, et plus besoin de démarreur ! Problème ? La voiture est justement positionnée en bas d’une côte très impressionnante et irrégulière, et coincée à l’arrière par ce putain de ruisseau qui nous semblait exceptionnel quelques minutes avant. Il faudra donc pousser la voiture dans la côte pour l’éloigner du ruisseau, et espérer que la pousser ensuite dans la descente (dans l’autre sens donc), et en marche arrière, suffise pour que le moteur redémarre.

Vingt-cinq minutes plus tard, je peux t’assurer que cette histoire de roues qui entrainent le moteur fonctionne également en marche-arrière, et heureusement, puisque c’était notre seule option : le chemin était trop étroit et abrupt pour que nous puissions en plus faire faire un demi-tour à la voiture, avant de la pousser dans la descente que nous venions justement de lui faire monter !

Au moins, je me souviendrai de mes 25 ans, comme ça ! :D Et je me souviendrai encore que notre tranquillité est bien relative, et peut très vite dérailler…oh, et je me souviendrai aussi pendant quelques jours que j’ai poussé une voiture d’une tonne en côte, grâce à quelques courbatures ! (on en a eu, des moments où on perdait espoir, parce qu’en poussant de toutes nos forces, la voiture avait presque tendance à reculer…)

Mais tu sais quoi ? Je crois que ce sera un bon souvenir.

23
mai
Par Kahlan, à 15:28, publié dans Privé, mais pas que; Tags et jeux (souvent du weekend)

La blonde est curieuse, tu sais. Elle veut tout connaitre de nos obsessions obsessionnelles, et c’est bien pour ça qu’elle organise un concours sur ce sujet, pardi ! Elle a du cerner que la blogosphère était une manne, en ce qui concerne les trucs un peu déviants, faut dire…

Parce que moi, l’obsession, ça me connait ! Et ce depuis que je suis toute petite. Mais on ne va pas remonter jusqu’à ma sortie de l’utérus de ma mère, si tu le veux bien, on va être plus organisé que ça, et faire du classement. Parce que figure-toi que deux sortes d’obsessions me frappent régulièrement :

- les obsessions matérielles. Ça, c’est le truc qui fait que tu veux quelque chose, là, maintenant, tout de suite. Généralement c’est un truc qui coute de l’argent, ou qui emmerde tout le monde, au choix. Mais ça peut être aussi une situation, du genre : « je veux aller chez la voisine, je veux aller chez la voisine, je veux aller chez la voisine » : c’est ce que, parait-il, j’avais passé un après-midi à dire, lorsque j’avais 6 ans. Elle devait être sacrément cool, la voisine, n’empêche.
Pour en revenir à l’aspect matériel, même si je veux le truc « maintenant tout de suite », ça ne m’empêche pas d’être très persévérante. Ado, je pouvais monter un plan pendant des journées entières, de manière à, au final, avoir un lapin nain, par exemple. Travail de sape, petits messages bien perfides, allusions lourdes ou plus légères, tout y passait. Des fois, ça a marché, d’autres non. Mais dans tous les cas l’obsession peut passer, au bout d’un moment. Oh, l’idée et l’envie restent toujours dans un coin de ma tête, mais je ne passe plus mes journées à échafauder des plans, heureusement. L’âge adulte arrange-t-il la situation ? Un peu oui, ça va avec la responsabilité, j’imagine. Mais j’ai toujours des idées qui me passent par la tête, et des envies subites que j’ai envie de réaliser très vite.

- les obsessions non matérielles. C’est quoi ça ? C’est bien plus à la limite du TOC (troubles obsessionnels compulsifs) vois-tu. Je ne dirais pas que je souffre de ça, mais ça n’a pas été loin, pendant quelques temps. Par exemple, à dix ans, je ne pouvais pas dormir sans m’être mouillé le visage, et sans être bien enserrée dans mes couvertures. Ça se résumait par : 15 minutes de préparation avant de pouvoir me coucher. C’est passé, heureusement, mais je suis encore adepte de ce genre de rituel rassurant, à un moindre niveau. Et puis il y a la propreté de la maison, évidemment. Par vague, je ne supporte plus la saleté, et je deviens alors Bree Van de Kamp, pendant un petit moment. Et après, je ne fais plus la poussière pendant une semaine, voire plus…par vague, je te dis…

Voilà, tu es maintenant convaincu(e) que ça ne tourne pas très rond, chez moi ?! :D

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Tu peux participer au concours de La Blonde jusqu’au 31 mai, tu as encore un peu de temps pour faire ton billet !
21
mai
Par Kahlan, à 6:15, publié dans Carton rouge; La vie, le web

On a à peu près tous essayé facebook, non ? On s’est tous dit que cela nous permettrait de retrouver d’anciens amis, de les côtoyer à nouveau, de prendre de leurs nouvelles, et surtout de voir ce qu’ils étaient devenus. Puis de les comparer à nous, pour se rassurer un peu.

Sur facebook, au départ, je ne voulais pas m’y inscrire, tout simplement parce que je n’ai jamais été quelqu’un de très populaire, et que cela me semblait juste une extension de la cour de récré : très peu pour moi.

J’ai finalement sauté le pas, pour d’obscures raisons (relisez ma première phrase, quelques uns en font partie) et j’ai commencé à accumuler des amis. Oh, pas beaucoup, au départ, évidemment, et j’en étais même complexée, à la limite, par rapport aux autres. Mais au fil des années, j’ai péniblement atteint les 80 amis, à peu de choses près, et selon les fluctuations du moment.

Oui. Et alors ? Mon groupe d’amis se compose :

- de la famille (les cousins/cousines). Des personnes auxquelles j’ai du faire une demande d’amitié, toujours, alors qu’elles auraient pu très facilement me retrouver, et qu’elles savaient pertinemment que j’étais inscrite sur le site. La première année, je leur inscrivais de gentils mots sur leur wall, leur souhaitais leur anniversaire (sans avoir besoin que facebook me le rappelle), j’essayais donc de créer un lien qui n’avait jamais réellement existé entre nous, à cause (peut-être, mais c’est une bonne excuse) de la distance géographique. Résultat : jamais aucune réponse. J’ai du coup abandonné tout espoir, et n’ai même pas fait une demande d’ami à ma dernière cousine, inscrite récemment. Cousine dont je n’ai pas de nouvelles depuis, évidemment. (sous-entendu : elle n’a pas jugé bon de me faire de demande non plus.)

Intérêt de facebook dans ce cas : aucun. La famille, ce n’est qu’un concept brumeux, même sur facebook, où les liens pourraient pourtant être plus faciles à mettre en place et à entretenir. Mais non, je dois avoir une famille spéciale : TOTAL FAIL.

- sur facebook, je suis également amie…avec d’anciennes connaissances/amis. Certains ont refusé ma requête, d’autres m’ont devancé et me l’ont demandé alors que je n’osais pas encore, et la plupart ont répondu favorablement à ma demande. Cool. Et après ? Pour une grande majorité d’entre eux, nous n’avons pas plus de relations avant facebook qu’après. (et pour certaines personnes, je ne les avais pas vues depuis des années.) Certains (deux)  m’ont adressé la parole via le tchat minable du site, dans une tentative très maladroite et désespérée de finir dans mon lit. (ou moi dans le leur). Les gens ne s’arrangeant pas avec l’âge, puisque je les trouvais déjà particulièrement cons à 12 ans, je ne te dis pas le carnage maintenant. Et le NO WAY. (faudrait que j’arrête de caser de l’anglais à tout bout de champ, sur ce blog, ça finit par faire nul.) Enfin, quelques personnes (oui, mais combien ? Deux ? Trois ?) tentent de jouer le jeu, de commenter mes statuts, parfois amusants, d’autres fois inutiles et stupides. Nous n’étions pourtant pas forcément très proches dans la vraie vie, mais ils ont du comprendre que facebook ne pouvait pas se résumer à une course au nombre d’amis, et à une accumulation d’entrées dans des groupes plus débiles les uns que les autres. (mais j’y reviendrai).

Donc encore une fois, l’intérêt est très limité, voire nul : autant se dire que lorsque l’on a perdu une personne de vue, c’est qu’il y avait une bonne raison. Le fait de savoir que cette personne a rejoint le groupe « Pastis à l’hosto pastis sans eau » (véridique) ne m’aidera pas à communiquer un peu plus avec le genre humain, et ne m’en donnera surtout pas plus envie.

- et enfin, sur facebook, je suis amie avec des personnes que je n’ai jamais rencontré en vrai. Sortes de geeks forumeurs, joueurs ou blogueurs, on finit par s’échanger nos adresses de compte. Pour le meilleur ? Eh bien étonnamment, le plus souvent, oui. Malgré une ou deux exceptions, les échanges se font plus divers et bien plus intéressants avec ce genre de personnes, quel que soit leur âge. Est-ce suffisant pour donner un intérêt à ce site ?

Alors finalement, la question à se poser est la suivante : pourquoi suis-je encore inscrite sur ce site qui ne m’apporte rien ?

Récapitulons les points négatifs de cette « communauté » :

- elle ne favorise pas la communication ou le contact, les gens s’y inscrivent pour rentrer dans des groupes qui sont trop LOL.

- on y retrouve une ambiance « ma vie est mieux que la tienne, je reviens de tel pays, c’était absoooolument mirifique ! » des plus détestables.

- la beauf-attitude a pignon sur rue. Si tu en crois le nom des groupes que tes pseudos-amis plébiscitent, tu finis par penser que les trois-quarts de la France est alcoolique,  cramée, et par le soleil («  »j’aime soleil monoï et bronzage »), et par le barbecue, et également, bien entendu, analphabète. Tu perds alors tout espoir dans le genre humain, si tu en avais encore.

- les gens s’y passionnent pour des « jeux vidéo » un peu pitoyables, du style « je plante des tomates dans un jardin virtuel et ma copine Janine va me les voler ensuite », mais persistent à dire que les vrais jeux vidéo, c’est pour les nuls. Ben tiens…

- souviens-t’en, si tu avais coupé tout lien avec cette personne en particulier, c’est qu’il y avait une bonne raison.

Alors, y-a-t-il tout de même des points positifs à facebook ?

Et bien oui ! La connaissance ! J’adore savoir ce que telle personne fait de sa vie, pourquoi elle est en colère, si elle a plus d’amis que moi etc. C’est un peu narcissique et futile, mais c’est surtout une occupation comme une autre. Mais attention…à la fin de la journée il faut se poser la question suivante : tout ce que tu as appris sur ces personnes, aurais-tu pu t’en passer ? Et la réponse est oui, mille fois oui. Et « que tout le temps perdu » à lire ces conneries… »ne se rattrape plus »…(coucou Barbara)

Pour autant, non, je n’ai pas encore supprimé mon compte privé, à mon nom. Je sais que quand/si je le fais, je ne supprimerai pour autant pas celui qui est relié à mon blog.

J’attends encore un peu…ce site m’a tout de même permis de rencontrer une personne adorable, et de m’en faire un ami, ce n’est pas rien…oui, j’attends encore un peu…j’attends, pour voir si ma « famille » me souhaitera mon anniversaire, par exemple ! :D Et après, peut-être, sans doute…

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19
mai

Hier après-midi, j’avais un entretien d’embauche. A peine le temps de stresser, puisqu’on m’a téléphoné le midi pour un rendez-vous à quinze heures. Ça me convient plutôt bien, tiens, plutôt que de ruminer une semaine ou deux à l’avance sur les choses que je devrais dire. En quelques heures, seule l’apparence physique sera travaillée. Le dressage de mon look peut commencer.

Je ne peux pas faire comme les blogueuses que je lis, et qui se pointent en tailleur-jupe à leur rendez-vous, non, ça ne passerait pas, dans une petite ville de Province. Ça ferait trop guindé, limite pimbêche, comme si je les prenais de haut…non…un jean classique, mais tout de même classe, devrait faire l’affaire. ce n’est pas un poste de PDG, de toute façon, seulement de conseillère de recrutement qui vire à la standardiste…non non non, un jean, c’est bien, ce sont les chaussures qui feront la différence. Trèèèès biiiien…

Oui, mais alors, au-dessus…c’est le haut qui embellira le tout. Faut pas un haut de pétasse, et pas un tee-shirt trop ringard non plus…un truc entre les deux, qui ne montre pas trop de seins, histoire qu’on ne puisse pas me le reprocher, ou que celle d’en face se sente menacée dans sa féminité. Ok, restons dans le classique, donc…ce truc, là ? Trop bariolé. Ça ? Transparent. Échancré. Non, ça c’est dans la catégorie : haut de pétasse. Une marinière ?Ouiii…celle-ci n’est pas trop boring, pas trop fofolle non plus, un col carré, des manches très larges, une base resserrée…parfaite. Et puis, le pendentif sera essentiel. Sans pendentif, pas assez de folie, il faut rajouter une touche rock-n-roll, pour montrer qu’on est plus que ce qu’on parait être, avec une certaine personnalité…intéressante, disons. Ouais, mais quel pendentif ? J’en ai des milliers. Une fée ? Trop culcul. Une guitare ? Trop rock. Une plume ? Trop bohème. Des charm’s ? Vu et revu. Pfff…ah je sais. Une micro-boule à facettes en argent. Ni trop ostentatoire, ni trop passe-partout, c’est le top.

Bien. Les vêtements, c’est fait. Je me fous mon parfum maintenant, il reste deux heures avant l’entretien, il aura le temps de s’évaporer un peu, il n’y aura aucun problème de malaise due à l’odeur trop forte, dans le minuscule local servant de bureau. Pis je voudrais pas qu’on croit que j’en fais trop. Oui, il faut définitivement mettre le parfum maintenant, après il sera trop tard. Quel parfum ? Pas trop léger, un truc avec du caractère, encore une fois, un truc qui ne me rend pas molle ou inintéressante. Je ne veux pas ressembler à une jeune fille en fleur, faut que j’en impose, bordel !!

Le make-up…chargeons les yeux, les lunettes cacheront de toute façon la moitié du boulot. Allez hop, du gris, pas trop smoky, mais un peu quand même. Force le mascara sur le cil. Encore. Encore un peu. STOP !!! Voilà, parfait ! Les lèvres ? Totalement nude, définitivement. Sinon, on ne verrait plus que ma bouche, pas la peine, je n’aime pas qu’on la fixe quand je parle. Et on le fait bien trop souvent. D’ailleurs j’espère bien parler un peu, quand même !

Les cheveux…on ne dira rien sur les cheveux, mon père a fait un massacre, lundi. Mais finalement, c’est peut-être pas si mal, ça me donne un air un peu plus déterminé et dynamique…accordons le bénéfice du doute à cette coiffure…pas le choix, de toute façon…

Je dirais que ça y est, je suis prête, faudra juste choisir des chaussures, un sac à main, et une petite veste. Oh, et un porte-documents, qui fasse à la fois classe, et fashion !

Oui, on peut le dire, en Province ça n’a rien à voir, toutes ces histoires d’entretiens d’embauche, on ne fait pas de chichis, nous ! :D

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