Archives de la catégorie «Ciné / DVD «

13
mar
Par Kahlan, à 12:05, publié dans C'est...de l'art !; Ciné / DVD; La vie, le web

Manu propose un concours ma foi bien alléchant…et pour tenter de le gagner, il me suffit de vous dire en ces lieux quel est mon film préféré. Je m’exécute donc, très gracieusement. (yo, je suis trop gracieuse, moi, t’as vu ?!)

J’ai longuement hésité. Ce fut éprouvant, parfois déroutant, mais j’ai, grâce à cette réflexion, beaucoup appris sur moi-même. J’ai grandi. (LOL)

Alors, « Z », de Costas-Gavras, ou « A bout de souffle », de Godard ?

J’ai enfin réussi à me décider, mon poulet. Mon œuvre cinématographique préférée est sans conteste :

Lara Croft – Tomb Raider

Ouais. Voilà. Je sais, c’est du lourd.

Mais il a bien fallu choisir. Et lorsque ma réflexion se fit plus intense, la lumière fut, alors. Quel film ai-je visionné une quinzaine de fois au cours de ces 9 dernières années, au point de connaitre les dialogues par cœur, et la place de chaque musique de la bande originale au sein-même du film ? (ouais, parce que j’ai aussi la BA. Chut.)

Eh oui, this movie, c’est Tomb Raider.

Et puisque je sais bien qu’une majorité de sceptiques lit maintenant ces lignes, je m’en vais vous expliquer ce qu’il y a de bien dans le boudin dans Tomb Raider :

- au premier visionnage, tu es subjugué. Tu perds le fil de l’histoire (oui, il y en a une. Petite.) pour te consacrer à la tache ultime : déterminer l’origine des lèvres d’Angelina Jolie. Parce que quand même, on n’a jamais vu un truc comme ça auparavant, sur grand écran;

- une fois que c’est fait, une question demeure : elle porte un sous-tif en kevlar, pour que ses seins restent à ce point immobiles ? (un troisième visionnage s’impose, pour que tu découvres le « truc »);

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- avouons que la jungle, ça a l’air beaucoup plus rigolo avec Lara Croft, sans les araignées, les serpents, et ta sueur qui dégouline. Faire du traineau sans luge, c’est tout aussi bien par procuration, également;

- les trips « bad ass » et « girl power », c’est excitant, non ? Sauf que dans la vraie vie, on a toutes essayé, et ça ne marche pas vraiment. Sauf dans le miroir. Encore une fois, merci Lara !

- tu sais qui joue l’intérêt amoureux de Lara ? Daniel Craig. Et après cette consécration, on ne l’a plus vu que dans quelques obscures films, genre les James Bond…

Bon, tu es convaincu(e) ? Non, toujours pas ?! Comme je te comprends !

Et pourtant, non, je ne t’ai pas menti, c’est bien mon film préféré, pour de nombreuses raisons. Mais certainement pas car son scénario est exceptionnel, l’interprétation époustouflante et que la réalisation fait un sans faute, non.

Plutôt parce qu’il représente une partie de ma vie pendant laquelle j’avais besoin d’une héroïne forte à laquelle m’identifier, de l’exotisme pour me faire un peu rêver…et une actrice à découvrir et idolâtrer – juste un peu. ;)

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26
fév
Par Kahlan, à 16:52, publié dans Ciné / DVD; La vie, le web

Il y a dix ans, à peu près, Marlène me demandait de bouger mes fesses et de dire sur mon blog quel personnage de Disney je pourrais incarner.

Ouais.

Alors moi, que je t’explique, j’adore les Disney, hein, mais finalement, je n’ai pas été élevée en les regardant. Je me souviens juste qu’une amie de ma mère nous prêtait les VHS, mais j’étais déjà un peu plus âgée, ça n’a donc pas vraiment laissé de marques.

Mais, au fur et à mesure que j’écris ce billet (vrai de vrai, rien n’est prémédité) je me rends compte que le Disney qui m’a le plus marqué, ça doit être l’un des premiers que j’ai visionné : Merlin l’enchanteur.

Seuls quelques flashs du dessin animé me reviennent maintenant en mémoire, car je ne l’ai pas revu depuis, mais ces minuscules bribes me plaisent beaucoup, par ce qu’elles me procurent.

Je suis donc, non pas Merlin, mais Arthur. Peu importe si le personnage est stupide ou inintéressant, de toute façon je ne m’en souviens pas. Mais tout ce à quoi il est relié me plait. Les légendes de la table ronde, la magie…et mon enfance.

arthur merlin l'enchanteur

14
jan
Par Kahlan, à 12:59, publié dans Ciné / DVD

Idée piquée chez Papillote, parce que je ne suis jamais très originale, et suis une suiveuse, tout le temps. (non, en fait, ce n’est pas vrai, tout le monde sait ici que je crée les tendances :D )

Idée, donc, qui consiste à nommer les films qui nous auraient marqués en 2009. Une sorte de rétrospective personnelle, donc, car totalement subjective et sujette aux films qu’on aurait loupé, également.( tu suis, dis ? Parce que je t’avoue que je me perds moi-même, parfois !)

Bref, ça va bien pour Papillote, cette idée, car elle a l’air d’aller au ciné tous les soirs, la coquine ! Moi j’y vais une fois tous les deux mois, je me contenterai donc d’énumérer trois films.

avatar1/ Avatar 3D.

J’ai mis un moment à me décider à aller le voir, d’une part car les bandes annonces ne me bluffaient pas du tout, et d’autre part parce que le seul ciné du département est à 80 kms…

Disons juste que j’ai bien fait de bouger mes fesses. Le scénario ne serait pas transcendant, si tout ce qu’il impliquait ou abordait n’aller pas toucher une, ou dix cordes sensibles à la fois, en nous. De même, la 3D est époustouflante, et ne repose pas du tout sur de l’esbroufe visuelle. (ce que je craignais). Non, la 3D est partout, si bien qu’elle se fait oublier, tout en devenant la norme. Les images sont juste sublimes. En bref : une merveille.


2/ Là-haut. la_haut

J’en avais parlé ici. La première partie de ce film d’animation signé Pixar est poignante, le reste retourne aux basiques du dessin animé/divertissement pour enfants. Et c’est bien aussi.

District93/ District 9.

(critique ici) Pourquoi ? Parce qu’un vrai film de science-fiction, c’est rare, et ça ne se boude pas. Surtout quand il est de très grande qualité, comme c’est le cas ici. (et hop, je viens de me rendre compte que j’avais déjà écrit à peu près la même phrase dans l’article original. Comme quoi, parfois, j’ai de la suite dans les idées !) Tu auras droit à de l’action, à une sorte de conscience politique, à quelques réflexions concernant l’apartheid… à ne pas manquer !

On continue, ou plutôt, on prolonge cet article, en parlant cette fois-ci de la déception de l’année, toujours au ciné. (je me demande si je ne ferai pas la même chose sur les jeux vidéo, ça pourrait être intéressant aussi.)

Et j’ai nommé…Harry Potter !! (et le prince de sang mêlé). J’avais aimé les premiers films, lus les livres en anglais, et…oui, je n’ai pas peur de le dire : J’AIME Harry Potter !

Mais j’aime beaucoup moins ce film. Là où il aurait du rester un film où le merveilleux se mêle à l’enchantement, un film qui fait pétiller les yeux des enfants, et aussi ceux des plus grands, on assiste maintenant à un drame aux couleurs sombres, où on essaye de nous faire croire à la fin d’un monde. Nous, on aurait préféré voir un peu plus de chocogrenouilles, reparo et wingardium leviosa, dommage. Là on a des larmes, et des crises de jalousie d’ados en mal d’amour. On s’en serait passé.

Et on termine avec…les rendez-vous manqués de 2009. Les choses « qu’on aurait bien voulu, mais on n’a pas pu ». Tout simplement parce qu’on habite chez les ploucs, et que le ciné, là-bas, faut se battre pour y voir des choses intéressantes.

- Je commence avec : un prophète, d’Audiard. Ben oui, tout le monde en a parlé, mais je ne l’ai pas vu, hélas.

- On continue avec Jennifer’s body. Pourquoi ? Parce que Megan Fox, voilà.

- Et on finit (vraiment, cette fois) avec Twilight 2. (Quel en est le sous-titre anglais déjà ? New moon ? Eclipse ? Je ne sais plus, je confonds.) J’avais vu le un, et je n’aime pas laisser quelque chose en suspens. Même si la qualité est moyenne, et que j’ai déjà lu les livres en anglais, et que je connais donc l’histoire.) (ça fait beaucoup de « que », j’en ai conscience, merci)

Voilà voilà, j’ai donné mon petit avis, je suis contente, je vis pour ça. Et toi, tu en penses quoi ? Dis-moi tout.

02
déc
Par Kahlan, à 9:00, publié dans Ciné / DVD; Privé, mais pas que

Résumé de la situation :

Je suis seule, un lundi soir. Il pleut à torrent, et le vent souffle fort.

J’aimerais quand même aller au cinéma, mince, ce temps-là, ça ne devrait pas être une assez bonne raison pour se calfeutrer chez soi. (et pourtant, est-ce bien vrai, d’ailleurs ?)

Deux possibilités : le ruban blanc, au ciné le plus proche, à trois kilomètres, ou 2012, à 18kms, 36 allez-retour. Sous la pluie, la nuit, avec du vent, et surtout, avec pour conductrice une jeune femme qui s’est il y a peu extirpée avec difficulté de sa phobie de la conduite. Mais qui n’est pour autant pas hyper rassurée à l’idée d’affronter ces conditions au volant. Oh, au fait, cette jeune femme, c’est moi !

Alors, elle fait quoi la blonde ?

Ouais ouais, elle va voir 2012 à 18 kilomètres, sous la pluie, dans le noir complet. (mais il y a des phares, quand même !) Et elle se décide 5 minutes avant de partir, bien entendu.

Mais là n’est pas le problème. Non, il est plutôt , et.

Eh oui, même si on a affaire à un film d’anticipation, le ciné date bien, lui des années 70…et la salle n°1 n’a pas de son. (en fait, si, mais disons que t’entends mieux la respiration saccadée de ton voisin de gauche (mais qu’est ce qu’il fout, d’ailleurs, lui ?!) que les dialogues du film, c’est dire…) Et pour une fois, je n’accentue pas le trait, juré craché.
(Oh, et au fait, pour ta gouverne, sache qu’il n’y a que deux salles, dans ce ciné, et c’est déjà grand. Parce qu’à trois kms, il n’y en a qu’une…)

Je te passe le trajet, qui nous prouve simplement que je deviens peu à peu une pro du volant, et je te raconte immédiatement la chute, ça a assez duré, je crois.

Je me présente la gueule enfarinée au guichet, fière de moi, gonflée à bloc, confiante, après avoir réussi un créneau digne de…merde…Schumacher ?! Mouais, pas sûre qu’on ait besoin de se garer, en F1, finalement.

« Bonsoir mon chou, oh, comme tu es souriant en cette belle soirée » que je lui dis, au guichetier.

« Face à toi, je passe pour une porte de prison, ma rayonnante princesse » qu’il me répond.

(tu l’auras compris, les dialogues ont été quelque peu modifiés afin d’introduire quelques éléments romantiques qui se font très rares, ici.) On continue.

Mes pieds touchent à nouveau le sol, et LA question importante me brûle maintenant les lèvres.

« Poussin, hein que 2012, et ben il passe pas dans la salle où il n’y a pas de son, ce soir ?! »

« Si. »

Mon sourire se fige, les traits de mon interlocuteur fondent peu à peu, dévoilant un rictus cruel et pervers, là où j’avais cru voir quelques secondes plus tôt un prince charmant.

Je tourne enfin les talons et m’enfuie en sanglotant.

Et me retape comme une conne dix-huit bornes dans l’autre sens, sous la pluie, le vent, la nuit – mais avec des phares.

La suite plus tard...

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17
nov
Par Kahlan, à 11:44, publié dans Ciné / DVD

micmacs à tire-larigot

De Jean-Pierre Jeunet, je n’avais vu que son Amélie Poulain, qui m’avait laissé sur ma faim. On me l’avait pourtant tant vanté…

J’avais trouvé ça joli dans sa naïveté, et bien fait,comme on dit, mais rien ne m’avait vraiment bouleversée, pour moi c’était creux et bizarrement éphémère, sans répercussion, si tu vois ce que je veux dire.

Alors autant te dire que je suis allé voir Micmacs à tire-larigot pleine d’a priori, c’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant la bande-annonce m’avait vraiment interpellée, cette fois l’univers du film semblait plus me correspondre.

Ce que j’en ai pensé ?

C’est beau, on reste coi face à certaines trouvailles visuelles, l’inventivité déborde de partout, et je pense que tout le monde dans la salle en est émerveillé.

Autre bon point : les acteurs, avec en tête une Yolande Moreau que j’adore, et un Dany Boon qui s’en sort très bien, compte-tenu de ce qu’on lui donne à jouer.

Oui, parce que tu vois, il y a un hic. Le scénario quasi inexistant, ou plutôt simpliste et pas vraiment intéressant. Donc des personnages creux et peu profonds. (et c’est la fan de bons gros blockbusters hollywoodiens qui te dit ça…)

Voilà, tout y est, dès les premières minutes, on a l’impression que l’histoire n’est là que pour permettre les effets visuels, et quand on a conscience de ça alors que cela se déroule sous vos yeux, ça gâche un peu le plaisir à certains moments, je dois dire. (On se dit des choses du genre « Ah oui, en fait ils ont incorporé ce personnage parce que ça ferait un joli effet visuel, c’est sûr ! »)

Attention, cela reste un divertissement agréable et visuellement brillant (on l’aura compris, maintenant) mais il manque selon moi un peu de profondeur au tout pour que l’équation soit parfaite. Mais je ne regrette pas d’être allé le voir et j’ai finalement mieux aimé qu’Amélie Poulain. (mais j’y pense, si c’était tout simplement Audrey Tautou que je n’aime pas ?!)

30
sept
Par Kahlan, à 18:00, publié dans Ciné / DVD; Privé, mais pas que

Inglorious_basterds

La blogo en a parlé, un peu après je suis arrivée. (c'est l'histoire de ma vie, le cycle éternel ! (de rien, pour l'air dans la tête !))

J'ai enfin vu Inglorious Basterds.
Oui. Vu. Pas entendu.

L'histoire du cinéma pourri en Province partie 26

Il y a deux salles, dans ce ciné.
Et j'ai enfin compris pourquoi l'une d'entre elles était majoritairement utilisée.
Tu te souviens du hall au carrelage des années 70 ? Eh bien l'équipement sonore de la salle n°2 a du être installé en même temps.
Quand on entre dans la salle, on ne se méfie pas, on est tout sourire, on s'amuse des toussotements du voisin ("Grippe A ?Grippe A ??")
Plus tard, on ne pensera plus à l'épidémie, on espéreras juste que ce con avale vite sa langue ou crache un poumon, histoire qu'on puisse ENFIN essayer d'entendre un peu plus d'un mot sur quatre. Sachant qu'un mot sur deux tiendra du miracle, et ce en toute circonstance.

Mais dans mon malheur, j'ai eu de la chance, puisqu'Inglorious Basterds comporte de nombreux sous-titres. Tarantino soit loué.

A part ça ?

Attention, je révèle quelques petites choses sur le film, même si on ne comprend pas vraiment de quoi il retourne. Si tu veux conserver toute la surprise, ne lis pas ce qui suit.

Inglorious Basterds, c'est comme un fantasme. On métamorphose le plus horrible des passés, avec jubilation on épargne des vies en massacrant les méchants, et avec style, bien sûr.
Le "style" Tarantino m'a d'ailleurs un peu gêné dans ce film-ci, j'ai trouvé que cela relevait parfois trop du "Ouah, regardez, je réinvente le cinéma, j'ai collé un morceau de documentaire au milieu du film, moi j'ai trop des couilles !!!".

Non pas que je ne veuille pas qu'on traite l'histoire de cette façon, au contraire, c'est juste que cela m'a semblé un brin maladroit.
Ce n'est qu'un détail, j'ai finalement beaucoup apprécié de film, ses acteurs…je ne me suis pas ennuyée une seconde…

En fait, je crois que mon problème avec ce film, c'est que je le trouve un peu vain, un coup d'épée dans l'eau, un "pourquoi faire ?" et un "tout ça pour ça ?"