14
juil
Par Kahlan, à 15:34, publié dans Coups de cœur; Privé, mais pas que

Les 14 juillet de mon enfance étaient parfaits. On allait voir le feu d’artifice dans la ville (plus grande) de mes grands-parents, puis on dormait chez eux, et le lendemain, jour J, un vrai repas de fête était organisé en famille. (mais en petit comité, tout de même.) Tout cela ponctuait magnifiquement la véritable entrée dans les vacances d’été.

Il faut dire que dans ma famille (paternelle), du moins dans le passé, on ne perdait jamais une occasion de se réunir autour d’un repas de fête. Noël, Jour de l’an, Épiphanie, Pâques, les anniversaires de mai-juin, le 14 juillet, le 15 août, le premier novembre…et on pouvait à nouveau recommencer ce cercle miraculeux. Les occasions n’étaient que des prétextes, puisque l’athéisme est une valeur sûre, chez nous.

Maintenant, pratiquement tout cela a disparu dans les limbes de mon enfance. Les histoires de famille, les gens qui meurent, la distance, les traditions auxquelles on n’accorde plus autant d’importance…ces dernières années, j’ai continué de « fêter » ces évènements moins importants, mais seulement avec mes parents. Et pourtant, j’aime toujours autant cela, peu importe le nombre de convives. Vivre, c’est s’amuser, profiter d’un bon repas, rire aux éclats (même si c’est un peu forcé, juste pour participer à l’ambiance et la faire monter) devant un mini-feu d’artifice, rire encore plus fort lorsque la mèche du pétard s’est éteinte, ou encore finir de manger à  3 heures et demi de l’après-midi…(ça c’est pour les fêtes mineures, à Noël, Pâques ou au jour de l’an, c’est bien plus tard !)

D’ailleurs c’est bien pour ça que je déteste les rabats-joies, pendant ces fêtes. Les gens qui ont soudain un mal de crâne les obligeant à s’enfuir de table (ben tiens), ceux qui se sont pris une boule de sarbacane au milieu du front et en veulent soudain à la terre entière, ou encore ceux qui sont bien présents, mais y prennent tellement peu de plaisir que la mauvaise ambiance envahit soudain l’assemblée. Moi je dis : si tu n’es pas là pour profiter de la vie en toute innocence, casse-toi, ou ne viens pas.

(Ah au fait, je ne parle pas de fêtes où l’intention première est de se bourrer la gueule, pas du tout. Je parle simplement d’un moment convivial où les gens sont détendus et amicaux, sans arrière-pensée déplacée.)

Et toi, quel est ton rapport aux fêtes ?

Joyeux 14 juillet !!!

fun savana

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16 commentaires
  1. Angélita dit :

    Un moment de fête comme tu dis, même s’il y a très peu de convives.

  2. jene suis pas tres fete j’ avoue, toujours l’ impression d’ etre décalée, pas a ma place, et de ne pas savoir m’ amuser

    • Kahlan dit :

      Ah oui ? Ca dépend, il faut s’amuser avec des gens en qui ont a confiance, aussi, et pas des personnes qu’on connait peu…

  3. bbflo dit :

    chez moi la vie était un peu… monastique. Chez mes parents, jamais d’invités et c’était « triste ». Si je devais résumer mon enfance, je dirais que je m’ennuyais. J’étais aimée et tout, c’est pas le problème, mais je pense n’être jamais allée au resto avec mes parents ni même être allée boire un coup dans un café, par exemple.
    Du coup je n’ai pas vraiment de rapport aux fêtes « officielles ».
    Par contre j’adore faire la fête… avec des amis, dont certains sont très présents depuis 20 ans et plus.

    • Kahlan dit :

      Ah en effet, ça devait être un petit peu terne, alors.;) Moi je n’ai pas à me plaindre de ce côté-là.
      Ensuite, libre à toi t’instaurer tes propres coutumes et traditions, aussi.;)

  4. M1 dit :

    Je ne sais pas si ce 14 Juillet était parfait pour toi mais la brochette de putschistes aux côtés de Sarko, ça nique un peu l’esprit « droit de l’homme » tout de même ! : )

    • Kahlan dit :

      Oui, côté politique c’était tout autre chose, et bien pourri, comme on en a l’habitude, maintenant. Le sommet de Nice n’avait pas du être suffisant, faut croire…

  5. Perso les fêtes sont devenues pesantes depuis quelques années, depuis que je suis devenue maman plus exactement : la faute au stress que cela engendre dans la famille parce que chacun veut son bout de « petit enfant ». Il y a une sorte de surenchère bien éloignée du plaisir de se retrouver tout simplement. Dois-je préciser que du coup la famille me tape vite sur les nerfs ?

    • Kahlan dit :

      Je peux comprendre, et je ne ferais pas la fête avec plaisir avec n’importe quoi, même dans ma famille, d’ailleurs !

  6. Faustine dit :

    Je ne suis pas contre, mais faut pas que ça dure trop longtemps non plus …

  7. la 400 dit :

    je fais le même constat que toi : les grands parents sont tous morts, les oncles, tantes et parents vieux et malades et donc plus très motivés, les cousins-cousines (et je ne vaut pas mieux) n’ont pas repris le flambeau, voire n’ont plus aucun contact entre-eux (là en revanche j’ai tenté de maintenir le lien mais sans réel succès), bref, toutes les bonnes bouffes familiales, qui permettaient de se voir tous trois ou quatre fois l’an ont disparues totalement.

    Et maintenant, on ne se voit plus qu’aux enterrements.

    ah ben c’est gai ;-)

    • Kahlan dit :

      Exactement, pour les enterrements, c’est ce que je me disais l’autre jour : si ça se trouve, je ne reverrai ma famille maternelle qu’une fois dans ma vie, lors de l’enterrement de ma grand-mère. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai ce pressentiment, en tout cas. Je pourrais faire changer les choses, ou plutôt j’ai essayé, mais comme toi, mes efforts n’ont pas été récompensés. J’en ai conclu que soit j’accordais beaucoup trop d’importance à ma famille, soit c’était mes cousines qui n’en accordait pas assez. J’ai décidé de laisser tomber et ne plus gaspiller mon temps à ça, finalement, même si ça me rend triste…

  8. Shane dit :

    C’est la première fois que je me rends compte que des gens font des repas de famille le 14 juillet ! Mes parents sont des juilletistes acharnés, donc pour moi le 14 juillet a toujours confirmé que les vacances avaient bien commencé, et en général c’était feu d’artifice sur le port le soir (ou la veille selon les endroits et les années)…

    • Kahlan dit :

      Je ne suis pas sûre que beaucoup de monde le fasse, si ça peut te rassurer. ;) Disons que c’était surtout pendant mon enfance, ensuite il est arrivé qu’on soit sur les routes, le 14, ou alors déjà arrivés en vacances également. Mais comme cette année, je ne pars pas, ça a simplifié les choses…

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