Les 14 juillet de mon enfance étaient parfaits. On allait voir le feu d’artifice dans la ville (plus grande) de mes grands-parents, puis on dormait chez eux, et le lendemain, jour J, un vrai repas de fête était organisé en famille. (mais en petit comité, tout de même.) Tout cela ponctuait magnifiquement la véritable entrée dans les vacances d’été.
Il faut dire que dans ma famille (paternelle), du moins dans le passé, on ne perdait jamais une occasion de se réunir autour d’un repas de fête. Noël, Jour de l’an, Épiphanie, Pâques, les anniversaires de mai-juin, le 14 juillet, le 15 août, le premier novembre…et on pouvait à nouveau recommencer ce cercle miraculeux. Les occasions n’étaient que des prétextes, puisque l’athéisme est une valeur sûre, chez nous.
Maintenant, pratiquement tout cela a disparu dans les limbes de mon enfance. Les histoires de famille, les gens qui meurent, la distance, les traditions auxquelles on n’accorde plus autant d’importance…ces dernières années, j’ai continué de « fêter » ces évènements moins importants, mais seulement avec mes parents. Et pourtant, j’aime toujours autant cela, peu importe le nombre de convives. Vivre, c’est s’amuser, profiter d’un bon repas, rire aux éclats (même si c’est un peu forcé, juste pour participer à l’ambiance et la faire monter) devant un mini-feu d’artifice, rire encore plus fort lorsque la mèche du pétard s’est éteinte, ou encore finir de manger à 3 heures et demi de l’après-midi…(ça c’est pour les fêtes mineures, à Noël, Pâques ou au jour de l’an, c’est bien plus tard !)
D’ailleurs c’est bien pour ça que je déteste les rabats-joies, pendant ces fêtes. Les gens qui ont soudain un mal de crâne les obligeant à s’enfuir de table (ben tiens), ceux qui se sont pris une boule de sarbacane au milieu du front et en veulent soudain à la terre entière, ou encore ceux qui sont bien présents, mais y prennent tellement peu de plaisir que la mauvaise ambiance envahit soudain l’assemblée. Moi je dis : si tu n’es pas là pour profiter de la vie en toute innocence, casse-toi, ou ne viens pas.
(Ah au fait, je ne parle pas de fêtes où l’intention première est de se bourrer la gueule, pas du tout. Je parle simplement d’un moment convivial où les gens sont détendus et amicaux, sans arrière-pensée déplacée.)
Et toi, quel est ton rapport aux fêtes ?
Joyeux 14 juillet !!!










