Certaines choses n’ont aucun sens.
Non, je ne parle pas de la réforme des retraites. Même si justement on aurait pu en parler. Je ne te parle pas non plus du fait que l’espérance de vie EN BONNE SANTE est de 63 ans pour un homme, et de 64 ans pour une femme, non, ce ne sera pas pour aujourd’hui. C’est trop compliqué à écrire, ce genre de billet, il faut faire des recherches, être sûr de ce qu’on dit…je ne peux pas faire ça plus de quelques jours par an, ça m’épuiserait trop, tu comprends.
Non, c’est une autre aberration que je souhaite dénoncer aujourd’hui. Quelque chose de très gênant également.
Pourquoi, alors que les CD et DVD ont gardé exactement la même taille depuis la date de leur mise sur le marché, les packagings des DVD de séries télé ont, quant à eux, réussi à perdre plus d’une demie fois leur taille, en l’espace de cinq ans ? Hein, pourquoi ?
Un exemple :
Bon, déjà ça me fout un coup de vieux…Alias, 2003 ? Aïe, ça me parait si récent…bref…
Mais la question est : pourquoi ces packagings ont autant rétréci, ou encore, pourquoi les créaient-ils si imposants, à l’époque ?
Tentative d’explication de ce conflit existentiel de grande envergure: en 2003, l’ère du dvd était encore en plein boom. On se réjouissait à l’idée de pouvoir regarder un film à partir d’une simple galette brillante, on trouvait ça vraiment cool. Non ? D’ailleurs, pour la petite histoire, en 2003 j’avais 18 ans, et mon cadeau d’anniversaire était un lecteur DVD. Mon tout premier. (il n’y en avait même pas un sur mon ordinateur…). Alors on était un peu émerveillés, et l’objet-dvd avait de la valeur. Bien plus que maintenant, où c’est désormais l’ère du téléchargement et de la dématérialisation qui bats son plein.
Alors plus le coffret était gros et « en jetait », plus il représentait de choses à nos yeux. Et ça coutait plus cher, aussi. Si on dépensait plus de cinquante euros dans un de ces coffrets (Les premières saisons de Buffy étaient découpées en deux coffrets, chacun de grande taille, et valaient bien 100 euros chacune) , on voulait ensuite en avoir pour notre argent, en possédant un objet qui avait de la gueule, qui reflétait cette dépense monétaire.
Mais force fut de constater qu’il n’y avait rien de plus encombrant. Prenant la place de 4 DVD classiques, ces coffrets envahirent rapidement nos rangements, jusqu’à ce qu’il ne nous reste plus d’autre choix que de les maudire.
Heureusement, ils furent peu à peu remplacés par d’autres packagings, de taille plus acceptable et convenable. Ça tombait bien : on était de toute façon déjà blasés du DVD, et on commençait à regarder les séries télé en streaming, alors…
Ce qui n’empêche que les anciens gros coffrets achetés sont toujours là, squattant les étagères, et narguant les simples DVD, arborant un air fier et méprisant…
Mais n’empêche, ça me rend toute nostalgique de revoir la tête de cette bonne vieille Sydney Bristow, l’espionne transformiste incarnée par Jennifer Garner, avant tentative plutôt ratée de carrière ciné…











