Il faut dire aussi qu’on aime bien s’offrir des petits cadeaux, dans la famille. Quand je dis « petits », ça veut tout simplement dire qu’ils ne sont pas chers, et qu’on ne se les offre pas forcément lors d’occasions précises. Un livre de poche, un stylo, une autre petite bricole. Et toutes ces babioles, bien jolies ou amusantes au début, s’entassent, ou nous lassent. Alors forcément, tout ce beau monde n’aide pas au relatif rangement que je tente d’imposer à mes possessions.
Par exemple, fut un temps, il y eut la période Pucca. (Oui, certains ont leur période bleue, mais chez nous c’est la Pucca. Pas de bol.) Non pas que j’en étais fan, disons plutôt qu’un stand d’objets estampillés de la marque se trouva opportunément placé près des caisses, à l’espace librairie du grand magasin. J’ai un jour dû prendre l’un de ses objets en main, ce qui engagea alors ma mère à ouvrir le porte-monnaie.
Petit dialogue, retransmis spécialement pour toi :
Ma mère : ah c’est marrant ! Tu le veux ? Je te le paye !
Moi : non non, ça va !
Elle : t’es sûuuuuure ?
Moi : oui oui, vraiment, j’en n’ai pas besoin ! (note que c’est ce que je dis toujours : j’en ai pas besoin.)
Elle : bon…
Elle m’obéit, faut pas croire. Elle attend juste la fois d’après, celle qui fera qu’elle sera seule dans le magasin, pour foncer l’acheter, juste pour me faire plaisir.
Le pire c’est que le plus souvent, ça marche. Tout le temps, même, en y réfléchissant bien. Que celui qui n’aime pas recevoir des cadeaux me jette la première pierre. (Aïe, pas sur la tête !)
Et encore, il n’y a pas tout ce que j’ai en tendance Pucca, là…heureusement, le stand a disparu un peu plus tard. Pas que je trouve ça fondamentalement laid, mais trop, c’est trop.
Certains de ces objets ont déjà rejoint un carton, bien entendu. Ils ne sont pas tous si kawaï, il y a du classique, il y a du gothique, il y a du naturel…
Oh, et certains ont rejoint la poubelle aussi. Faut pas déconner. Garder un taille-crayon en forme de canard avec le bec cassé depuis environ 20 ans, juste parce que c’est ta grand-mère qui te l’a offert…non, cela ne me semble pas une raison suffisante et valable.
Et pourtant…je le regrette déjà, tiens. Désolée mamie…










