Si paradoxalement, la musique a toujours tenu une grande place dans ma vie, je n’en écoute pas tant que ça, par moi-même.
Elle est présente par la quasi-obligation de jouer d’un instrument dans ma famille. Elle existe parce que mon père écoute de la musique classique sur la chaine principale de la maison, et même durant les repas du dimanche, ou des fêtes. Elle m’a bercée parce que mon père jouait de la trompette pour s’entrainer pendant que je dormais, bébé. (tu comprends que j’ai un peu du mal à concevoir les maisons dans lesquelles, lorsqu’un bébé dort, tout le monde se doit de chuchoter.) Et elle m’agace parfois, lorsque je dois assister aux concerts du groupe de mon père, pour les filmer…(quoique ce fut aussi très plaisant, par moments, de faire la grande reporter avec mon Canon…). Elle m’a torturée aussi un peu, cette musique, lorsqu’enfant, je devais passer des examens de solfège, de flûte traversière et de guitare, en juin, puis remettre le couvert en décembre pour les auditions, alors que je détestais toutes les manifestations publiques qui attiraient l’attention sur mon petit être n’ayant qu’une envie : jouer à la barbie tranquillement, dans sa chambre.
Mais, comme je le disais, même si je n’écoute par moi-même pas tant de musique que ça, celle-ci dispose tout de même d’une faculté étonnante que je chéris : me replonger dans le passé, me ramenant à un instant précis, ou à une période plus longue dans laquelle une action se répétait pendant quelques mois, souvent en musique…C’est là que :
- je me retrouve au bord de la Saône, puis sur notre zodiac, en short en jean et brassière DDP noire et jaune, à prendre le soleil de juillet, rien qu’en écoutant Jennifer Lopez et son fameux Love don’t cost a thing. (2001).
- je suis enfermée dans ma chambre, toujours en été, ma tante et ma cousine viennent de m’offrir Ray of Light, de Madonna, qui deviendra mon album préféré (encore aujourd’hui). Je l’écoute en boucle, m’isolant du reste du monde, assise devant mon poste radio-cd qui pèse une tonne. (1998)
- Bien plus tôt, dans une autre maison, je fais du patin à roulettes (non non, pas du rollers) de ma chambre à la salle à manger, en essayant de ne pas me péter le coccyx (ce serait un peu trop tôt, à cet âge !) sur les vieux carreaux rouges et jaunes de cette ancienne maison à côté d’un château. J’écoute mon tout premier CD, de Dorothée. La chanson « le fantôme » était ma préférée. (je me préparais déjà à devenir une fan de surnaturel, faut croire). Année ? Après recherche, l’album est sorti en 1984, mon oncle me l’a acheté, mais bien plus tard, sans doute en 91/92…
- on refait un saut dans le temps, et on se retrouve en 2008. Je viens de me libérer des chaines d’un gros boulet, j’ai choisi une autre voie au niveau des études, et j’ai soudain beaucoup plus de temps libre, études par correspondance oblige. Je souhaite trouver ce que je souhaite faire dans la vie, et je commence à écrire mon roman, en septembre. Justin Timberlake et Rihanna passent avec moi ces journées devant l’ordinateur, avec respectivement leurs Futuresex / Lovesounds et Good girl gone bad.
Voilà donc quelques exemples de musique dont il me suffit de réentendre quelques accords, ou de redécouvrir la pochette de l’album pour replonger dans le passé. Je dois dire que cela ma ramène toujours à un agréable souvenir, c’est toujours ça de pris.
Et toi,quel rapport entretiens-tu avec la musique ? Te fait-elle également faire quelques bonds dans le temps ?
Non, il n’est pas nécessaire de me dire que j’ai des gouts de chiotte sur le plan musical, j’assume totalement mon attirance pour la pop commerciale. Enfin, si, en fait, tu peux quand même balancer des piques en commentaire, si tu le sens, ça peut être rigolo !
Pis j’ai le droit, j’ai une petite formation de musicienne classique, en parallèle, je suis dédouanée.
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