…ça fait du bien !!!
Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime beaucoup aller toute seule au cinéma. Non, je ne dis pas ça parce que je dois me faire une raison, puisque je n’ai personne pour m’y accompagner, non, c’est vrai. J’aime cette expérience. Je ne suis pas trop en avance. Pas du tout en retard. J’ai l’air classe, je pense, je sens bon, je conduis ma voiture, je fais un super créneau que personne ne verra car la nuit est tombée, je sors de ma voiture avec assurance, glisse mes clés dans mon magnifique sac à mains (ils sont toujours splendides, tu le sauras), et je marche d’un pas chaloupé mais tranquille jusqu’au ciné. Dans ma tête, je pense à mes modèles, des filles qui en ont, qui n’ont peur de rien, à qui la solitude ne ferait jamais peur. (en vrai, je me demande où j’ai foutu mon spray au poivre). Et j’entre dans le ciné, je prends ma place, et me glisse dans la salle, en espérant ne pas avoir trop à attendre, assise, en pleine lumière. Lorsque celles-ci diminuent progressivement, je laisse échapper un petit soupir de soulagement et me cale plus profondément dans mon siège. Ça va commencer, enfin…
Et cette fois-ci, c’était The Ghost Writer, de Roman Polanski. J’en avais marre, de cette histoire avec ce réalisateur, au moment de la sortie du film, je n’avais donc pas du tout fait attention à sa promotion. Mais j’avais tout de même vu quelques trailers, et cela me semblait pas mal, sans plus. En fait, c’est très bien, je ne te fais pas attendre plus longtemps.
De quoi ça parle ? Un nègre (« ghost writer » en VO) est engagé pour écrire les mémoires d’un ancien premier ministre anglais. En effet, le nègre précédemment chargé de cette tâche est mort dans des circonstances un peu étranges. Au même moment, une polémique éclate, le premier ministre est accusé de crimes de guerre, et risque un procès au tribunal pénal international…
J’en pense quoi, vraiment ? C’est un film captivant. On peut très clairement le qualifier de thriller, tant le suspense est omniprésent, jusqu’à la dernière seconde. Et on ne décroche pas, l’intrigue est bien menée, le film impeccablement construit,complexe, mais pas trop, de manière à ne jamais perdre le spectateur. L’image est belle, que ce soit en intérieur ou en extérieur, les acteurs sont brillants, tous sans exception. Mais ma préférence va à Olivia Williams, qui est parfaite en femme forte et franche délaissée par son mari. J’avais déjà vu l’actrice dans la série Dollhouse, de Joss Whedon, et une fois de plus, elle m’épate. J’ai vu qu’elle jouait également dans « Une éducation ».
En bref : un film exquis, captivant et brillant, de bons acteurs, une belle image, et une musique somptueuse. soutenant chaque scène. (oui oui, je suis dithyrambique, j’en ai conscience. Mais j’assume !)
Un extrait :
Et toi, tu l’as vu ? Il te tente ?











