Quand Océane nous a parlé de son défi lecture de 2010 sur Daphné du Maurier, je t’avoue que j’ai eu un peu peur.
Pourquoi ? Oh ben juste que pour moi, le nom de cette auteure évoquait plus Daphné du laurier, qui veut fuir à tout prix les avances du fougueux Appolon dans Les métamorphoses d’Ovide, qu’autre chose, vois-tu. (je t’ai jamais parlé de mon amour/obsession pour la mythologie gréco-romaine ? J’aurais du.)
Ben oui, j’avoue, je ne connaissais pas, quoi, voilà, même pas de nom. (n’essaye pas de me foutre la honte, ça ne marchera pas).
Bon, comme c’est ma copine, Océane, je me suis dépêchée de me procurer un des livres de la miss du Maurier, née en 1907 (la vieille bique). Et j’ai jeté mon dévolu sur Rebecca. Pourquoi ce roman, et pas un autre ? Parce que c’est un classique, il parait. Et qu’il a été adapté au cinéma en 1940 par nul autre qu’Alfred Hitchock, tout de même. Faire d’une pierre deux coups, et améliorer ma culture littéraire ET cinématographique ? Je n’ai pas pu refuser !
Qu’en ai-je pensé ? C’est là que le plus dur arrive, je ne trouve vraiment pas ça évident, de parler d’un livre, figure-toi. Bon, je me lance…
Dès les premières pages, une chose m’a séduite. Le style d’écriture. Les phrases sont simples, mais tournées d’une manière très élégante, enchanteresse. Je ne sais pas si c’est du à la traduction, ou si celle-ci a su garder une particularité du texte original, mais le tout s’enchaine très agréablement, et est très plaisant à lire.
Qu’est ce qu’il se passe, dans Rebecca ? Une jeune femme de compagnie se marie avec un aristocrate anglais, Maxim de Winter, veuf depuis peu de temps, et part vivre avec lui dans sa maison des Cornouailles, Manderley. Elle sera vite écrasée par le poids de son ancienne épouse, parfaite, magnifique, décédée, mais encore bien trop présente…
On ne va pas tourner autour du pot, j’ai adoré cette histoire. Le personnage principal, une femme simple manquant de confiance en elle et confrontée au passé de son mari m’a vraiment intéressée, et malgré un rythme lent, le suspense est soutenu, et vraiment toujours présent, jusqu’à la fin, qui réserve également quelques surprises de taille…
Bonus non caché, le manoir de Manderley est pratiquement un personnage à part entière du roman. Et ce n’est pas pour me déplaire, au contraire…ça donne presque envie de vivre dans ce genre de maison. (J’ai bien dit « presque » !)
En conclusion : un très bon livre, bien écrit, mélange de roman policier et de…de quoi, d’ailleurs ? Je ne sais pas, je dirais…un huis-clos psychologique aristocrate ! J’ai le droit ?
Et le film, dans tout ça ? Un petit bijou, qui, malgré de légères modifications, suit tout de même particulièrement rigoureusement l’histoire du livre, pour une fois ! Et j’ai beaucoup aimé revoir le jeu de l’époque, un peu plus outré, un peu plus cliché, mais très agréable.
Ah, au fait, les acteurs principaux (Mr et Mme de Winter) du film d’Hitchcock ? Laurence Olivier et Joan Fontaine.
Bon, ne me reste plus qu’à choisir un autre livre de Daphné du Maurier, pour continuer le défi-lecture !











