La semaine dernière, on parlait de conflit.
Si on résume, je disais qu’on aimait souvent les petits conflits des autres, que cela ajoutait un peu de piment dans notre vie. Mais j’ajoutais alors que je me passais bien de ces histoires lorsqu’elles m’impliquaient directement : je fuis les conflits.
Mais ce précédent billet n’était en fait qu’un corollaire de celui-ci, car la petite réflexion qui va suivre est celle qui m’intéresse en premier lieu, l’autre n’en est que la résultante.
En tant que timide (et peut-être aussi en tant qu’orgueilleuse égoïste), j’ai tendance, souvent, à analyser ce que les autres peuvent penser de moi. A quoi je ressemble, si je dis des choses sensées, voire intelligentes…autant l’avouer, je suis un peu paranoïaque à ce sujet, et ça me mine, j’aimerais parfois pouvoir me libérer de tout ça, m’en détacher. Mais les choses étant ce qu’elles sont, l’image que je véhicule a, par conséquent, une certaine importance à mes yeux. Pas énorme, hein, je me laisse vivre, je ne pense pas à ce que je dégage toute la journée…mais tout de même.
Dans le cadre de cette réflexion, j’ai alors été amenée à analyser mon « image » sur le web. Comment les gens m’imaginent-ils, lorsque je poste un commentaire sur un blog, par exemple ?
J’ai rapidement réfléchi, et imaginé ce que cela pourrait donner.
Une fille qui ne critique jamais, qui fait des blagues sans pour autant froisser personne, une grande utilisatrice de smileys, notamment de celui qui rit…
Ah merde. Elle serait pas un peu niaise, cette fille-là ?
Bon, on caricature un peu (ou pas) mais je crois que tu as compris le principe.
Et après, ce qui m’intéresse (en tant qu’analyse, rien d’autre) c’est la confrontation avec l’image que j’ai de ma propre personne.
Quelqu’un de très critique, avec un sens de l’humour très développé et parfois très corrosif, une personne de mauvaise foi, souvent enjouée, mais parfois taciturne.
(Ouais, je sais, une description comme ça, c’est un peu facile, surtout venant de moi, et parfois réducteur, mais on fait ce qu’on peut !)
Tout ça pour dire quoi ? Sue non, je ne crois pas être sur le web comme je le suis vraiment dans la vie. (si on est constant dans notre vie, mais ça, c’est une autre question !)
Sur internet, j’ai moins de saveur, et là, on en revient (enfin) à la réflexion de la semaine dernière : je hais les conflits qui n’ont pas de valeur, ou plutôt ne veux pas y être mêlée !
Dans le temple de l’écrit, là où un laps de temps nous est accordé pour réfléchir avant d’agir, j’ai inconsciemment adopté la forme de vie la moins dangereuse qui soit : la gentille qui ne ferait pas de mal à une mouche. Le conflit ? Il ne débutera pas par moi, et ne m’impliquera pas. (du moins, croisons les doigts – oh putain, les rimes
) Et si je ne trouve rien de gentil ou de positif à dire, alors je ne dis rien, c’est encore plus simple.
Et tu sais quoi ? Je ne pense pas que cette façon d’être et de faire change dans les mois qui viennent – en espérant que je ne me transforme pas en quelque chose de totalement insipide, dans ce cas, j’espère que mon MOI me rappellera à l’ordre !
PS : un brin de caricature s’est glissé dans ce billet, ça, c’est typiquement un coup de mon vrai moi. Mais non, ne n’inquiète pas, lecteur, je suis quand même très beaucoup (oui, ça se dit) moi-même, sur la blogosphère.
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