Le conflit, ça a toujours quelque chose d’attirant.
Depuis tout petit, notre vie en est ponctuée. Myriam et Marion se font la gueule dans la cour de récré, tout le monde en parle en ricanant. Audrey a volé le MP3 de Jérémie, ses deux blogueuses se détestent et s’insultent dans leurs billets, cet acteur a taclé ce journaliste…tous ces évènements nous excitent, titillent notre curiosité, notre gène de la commère ambulante : comme on se régale, en mangeant les miettes éparpillées de ces histoires sans fin.
Même si je me complais moi aussi un peu trop souvent dans ce genre de plaisir malsain, il y a tout de même une chose que je déteste par-dessus tout : me trouver moi-même au cœur d’un conflit.
Dans la vie, la vraie, je crois (sans me vanter, car cela ne joue pas particulièrement en ma faveur) être quelqu’un d’un peu spécial, dans le sens bizarre. Et être bizarre, c’est rarement positif, quand tu ne vis pas dans un film ou une série télé. Je suis très timide, donc souvent sur la défensive, paraissant alors froide et distante. Mais à l’inverse, lorsque je suis entourée de personnes en qui j’ai confiance (parfois à tort) je peux être exubérante, et très bien dans ma peau. (quand je parle d’exubérance, je n’ai pas dit « hystérie », merci !)
Alors avec une personnalité pareille, pas franchement passe-partout, on peut dire que j’ai eu ma part de conflits et d’incompréhensions, notamment en milieu scolaire, entourée de pseudo-divas et d’intellos-débiles. Maintenant je fuis ces histoires comme la peste, je ne veux pas y être mêlée, elles me rendent malade et m’empêchent de dormir.
Je me représente ces conflits entre personnes comme l’apanage de l’adolescence, ce qui est bien sûr faux et stupide, mais j’aimerais croire ne serait-ce qu’un instant que l’homme adulte ne s’intéresse plus à ces basses sournoiseries.
Il n’est pas un peu bizarre, ce billet ? Je ne sais pas, j’ai l’impression que tout ça n’est absolument pas clair.
Mais une chose est sûre, il est « to be continued… »
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