Chose promise, chose due (ouf, un peu plus et je le remettais encore à plus tard, j'en étais déjà à me demander si j'allais effacer ma promesse de l'article précédent, avant qu'un sursaut d'orgueil ne me remette -enfin- sur le droit chemin. Ou à peu près.)
Voici donc ce que que j'ai pensé du film "L'échange", de Clint Eastwood, sorti en France le 12 novembre 2008. Et ce qui est bien avec les films, c'est que les critiques ne sont jamais totalement en retard, puisqu'après la sortie en salle arrive toujours, tôt ou tard, la sortie en DVD !
L'histoire, en quelques mots :
Dans le Los Angeles des années 30, Christine Collins, mère célibataire d'un petit garçon d'une dizaine d'années, travaille dur pour élever convenablement son fils. Un soir, lorsqu'elle rentre chez elle, celui-ci a disparu. Après plusieurs mois de recherche, la police lui ramène enfin son fils…sauf qu'elle ne le reconnait pas et ose clamer haut et fort qu'ils se trompent, que ce n'est pas son enfant…
Dès le début, ce qui frappe, c'est la beauté des images, des décors, des costumes. On y est vraiment transportés, dans ce Los Angeles corrompu d'avant-guerre. Et très vite, l'histoire se met en branle, et ce sont les sentiments terribles d'une mère bafouée qui nous accablent. Car non seulement Christine Collins a perdu son fils, mais elle est en plus traitée de menteuse, puis de folle, lorsqu'elle ne reconnait pas l'enfant qu'on lui rend. Le personnage est magnifiquement interprété par Angelina Jolie, qui, les traits tirés, parfois ravagés, montre l'horreur qu'a subi cette femme, héroïne qui a réellement existé et qui a su faire front face à une police qui ne voulait pas l'écouter et la faisait passer pour une femme dérangée.
Et lorsque l'on pourrait commencer à penser que les émotions ne sont pas suffisantes pour porter le film jusqu'au bout, l'histoire s'étoffe alors, même si la vérité n'éclatera jamais totalement…
En résumé, c'est un film bouleversant, servi par un casting parfait (John Malkovitch en révérend, et l'acteur qui incarne le policier qui résoudra l'affaire…), et par une histoire que l'on pourrait presque trouver trop abracadabrante pour être vraie, mais qui, hélas, l'est…












