J'ai donc acheté Blood noir, le dernier livre en date des aventures d'Anita Blake (écrits par Laurell K Hamilton, pour les nouveaux et ceux qui lisent toujours une ligne sur deux), en me disant que comme toujours, ce serait génial, over the top, et wonderful,tout à la fois…
C'était nul.
Je sais pas, ils devraient prévenir, quand on dégringole comme ça du génial au…moins génial, parce que quand même, ça peut faire un choc !
Alors, en vrac, qu'est-ce qui ne va pas dans ce livre ?
Bon, déjà, on sort encore de Saint-Louis (comme dans "Micah"), donc Anita se coupe de tous les personnages habituels, sauf un :Jason…ce n'est déjà pas mon personnage préféré, celui-ci…
Donc Laurell veut nous le faire découvrir un peu plus en profondeur, nous faire connaître sa famille et sa ville d'origine. Moi je n'avais rien demandé, mais je suppose que cela devait faire partie des désidératas de certains fans de la série, en mal de détails.
Mais c'est là que c'est loupé, on ne peut pas faire un livre seulement sur le passé d'un homme, et sur quelques rencontres entre son ancienne famille et sa nouvelle, un peu plus portée sur…euh, disons les plaisirs charnels ! En soit cela aurait pu être une bonne idée, cette confrontation, avec Anita embarquée là-dedans sans le vouloir, mais le problème, c'est qu'il n'y a aucune autre intrigue qui viendrait supporter le tout. L'histoire est affligeante et inintéressante au possible, les nouveaux personnages introduits n'ont aucune utilité, et le lecteur est perdu au milieu de tout ça, perdant peu à peu tout espoir que l'intrigue décolle de l'endroit où elle se trouve, c'est-à-dire au ras des pâquerettes.
OK, j'avoue, à la page 311 (chapitre 53), j'ai eu une lueur d'espoir, avec un renversement de situation bienvenu, et une scène d'action particulièrement bien écrite, digne d'"Obsidian Butterfly". Le problème, c'est que le livre contient 56 chapitres…vous voyez donc qu'aussitôt entrés dans cette superbe scène, on vous botte le cul pour que vous en sortiez au plus vite, puisque, eh oui !c'est la fin…
Bon, très franchement, je ne t'en veux pas Laurell, tu pensais au départ que ce livre ne serait juste qu'une nouvelle de quelques chapitres, mais celle-ci s'est étendue plus que de raison.
Mais recommence pas, quand même.









