05
fév
Par Kahlan, à 11:48, publié dans Carton rouge; La vie, le web

Schlic…plac…chtag…shplong…

Tu reconnais ? Non ? Pourtant, c’est bien un bruit qui me ravit, moi, quand je joue à la femme de ménage, chez mes parents.

Oui, tout à fait, c’est le doux bruit de toutes les petites saletés aspirées grâce à un outil magique et bien-aimé, j’ai nommé l’aspirateur !

J’ai un peu une relation d’amour/haine avec cette machine inouïe. Car je dois dire que c’est particulièrement pénible de devoir sortir la bête, la brancher, endurer le bruit qu’elle émet, la trimballer dans toute la maison, alors que tu as chaud, mal au ventre et/ou aux pieds. (QCM).

Mais tous ces inconvénients ne sont-ils pas annihilés par le simple plaisir de rendre propre et plus vivable la maisonnée. (Oh, damned, Bree is alive !). D’autant plus qu’avec sept chats, plus une cheminée dans la salle à manger, fonctionnant sept jours sur sept, pendant l’hiver, et le printemps, oh, et l’automne…je peux te dire qu’il y a de quoi faire !

Chping…shtak…shpong…CHTANG !!!!!!!

- Oh oh…

- Kahlan, je t’avais dit de ne pas aspirer les grosses braises tombées sur la pierre, devant la cheminée !

- Ben oui, mais…c’est pratique, quand même, et puis zut, c’est fait pour ça, un aspirateur.

- je suppose que les braises étaient totalement éteintes…

- oh ben…sans doute, oui, quand même, hein…

Ceci-dit, faudra qu’on m’explique pourquoi l’aspirateur fume et sent le cochon grillé.

Et voilà comment j’ai foutu le feu à un sac d’aspirateur, un samedi après-midi.

(et note comme mes dialogues me mettent en valeur, aussi…)

Ceci était ma participation au concours de La Mère Joie ! La bannière est dans la colonne de droite, pour les bigleux. Et tu as jusqu’à ce soir, minuit, pour participer ! Allez hop, bouge-toi !

Et sinon, ayant mal lu les règles du concours, j’avais au départ écrit un tout autre billet, une petite fiction un peu bizarre…

Alors question, et sondage ! (pour rire, hein !)

Voulez-vous que je termine tout de même cette petite histoire sans queue ni tête et que je la publie sur ce blog, or not ?

04
fév
Par Kahlan, à 11:34, publié dans Carton rouge; Privé, mais pas que

Mon chat, Harry, moi je l’adore. Faut dire, il fait vraiment tout pour être apprécié. Il est câlin, attentionné, il a à sa disposition quelques mimiques sympathiques qui font craquer tout le monde. Bref, le chat idéal. Enfin, je croyais.

Figure-toi que depuis mardi soir, on n’avait plus de nouvelles de lui. C’était la première fois qu’il ne dormait pas dans la maison la nuit, autant te dire qu’on était super inquiets.

Toujours pas de nouvelles le mercredi. (même pas un coup de fil, sale ingrat !)

Et hier soir, en désespoir de cause, j’ai hurlé son nom depuis mon balcon.

- « Harryyyyyyyyy !!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

- ‘Mi, Mi, Miou… »

- ? HARRRRRRYYYYYYY !!!!????? »

- « Mmmmiou, Miaaou, Miiiiaaaaaou !!!! » (elle est sourde ou quoi, cette conne ? »)

Bref, le chat, répondait. Loin. En direction de la forêt. Et il était déjà une heure du matin. (cette nuit, donc.)

M’en fous, j’aime mon chat. Je choppe ma mère, des vêtements chauds, des gants de protection, une lampe de poche, et hop ! Dans le 4×4, en direction de la forêt enchantée.

(En vrai, elle n’est pas très loin de chez moi, cette forêt, 250 mètres à vol d’oiseau, 550 en suivant la route).

On gare la voiture, on appelle, les miaulements sont proches, maintenant.

Lampe de poche dans une main, gants dans l’autre, on s’enfonce dans la forêt. Même pas peur. Enfin, pas trop, quoi.

J’ai un pressentiment. Les miaulements se rapprochent encore, mais…ils sont en hauteur. Hésitante, je dirige le faisceau de la lampe vers le haut, le long du tronc du plus gros des arbres alentours.

Et là, à 5 – 6 mètres du sol, je découvre la tête de mon chaton, entre deux branches se séparant du tronc auparavant totalement lisse.

- non mais quel con ce chat !

- Pourquoi il est allé se foutre là-haut, le débile ?

Il est tellement tétanisé par la peur qu’il n’essaye même pas de redescendre, nous regardant comme si nous étions le messie.

Mais nous ne sommes que de faibles femmes. Du coup nous repartons dans l’autre sens et retournons à la maison, pensant bêtement que nous allions rapidement revenir pour le sauver.

Sauf que mon père a un cerveau, lui.

- M’enfin, qu’est ce que vous voulez que je fasse, en pleine nuit ? Je vais pas aller me tuer en grimpant à une echelle au milieu de la forêt, et tout ça pour un chat, si ?

- euh…si ? EUH NON NON, bien sûr que non !!!! (mais quand même, tu me déçois…t’es pas superman, alors, on m’aurait menti ?)

Et voilà comment je suis allé me coucher, à deux heures du matin, en ayant retrouvé mon chat, mais n’ayant pas encore pu le sauver. J’ai super bien dormi, tu n’as même pas idée !

Et là, j’attends que mon père revienne du travail, histoire qu’on aille voir ce qu’on peut faire pour Dirty Harry…

To be continued…

EDIT : chat sauvé, je répète, chat sauvé. Constatation : un chat ne sait pas plus descendre à une échelle qu’il ne sait descendre d’un arbre.

Maintenant, chat épuisé, et chat en train de récupérer.

01
fév
Par Kahlan, à 21:27, publié dans La vie, le web; Ça va où ?

« Tu as toujours aimé transgresser les règles. Enfant, tu volais de petits objets à tes camarades, pas par envie, mais juste pour voir : en étais-tu capable ? Les adultes découvriraient-ils ton méfait et te puniraient-ils ?

Plus tard, les risques encourus ont augmenté… Je ne puis dire si cette attitude était normale ou pathologique, et finalement, peu m’importe. Je sais seulement que cet après-midi-là, lorsque tu as escaladé le mur et que, bon gré mal gré, je t’ai suivi, enfonçant mes mains et mes pieds entre les pierres rugueuses et tachées de lichen, tu étais bien le seul à te sentir à l’aise et détendu.

Moi, j’aurais seulement désiré être ailleurs. Pourtant, je savais bien que la vieille bâtisse n’était plus habitée depuis des années, mais la simple idée que quelqu’un nous aperçoive me tétanisait. Et pourquoi prendre un tel risque, de toute façon ? Cette villa bourgeoise était bien entendu verrouillée et parfaitement barricadée. Tu ne fus tout de même pas suffisamment téméraire pour tenter d’y pénétrer par effraction, et je peux maintenant t’avouer que cela me surprit. L’adrénaline provoquée par ton premier méfait avait-elle été suffisante à tes yeux ?

Nous nous retrouvâmes alors à errer dans ce grand jardin automnal, et tu voulus t’asseoir à cette table de jardin, comme pour prétendre durant un instant que cette magnifique demeure était tienne.

Ce furent les minutes les plus longues de ma vie. Je n’avais qu’une envie, prendre mes jambes à mon cou et fuir au plus vite. Je sus au moins ce jour-là que je n’étais pas de celles qui, en prenant des risques, prennent aussi du plaisir. »

Ce texte était ma participation au jeu d’écriture de Madame Kévin, à partir d’une photo prise par Lizly :

écritureLes autres participations sont ou seront publiées sur le blog à mille mains.

31
jan
Par Kahlan, à 18:38, publié dans Ça va où ?

Allez hop, j’ai décidé de te coller un j’aime/j’aime pas, concernant la semaine dernière. Eh oui. Let’s go !

J’aime :

- le no-TF1 day de Manu, nous permettant de montrer notre désaccord face à l’émission pro-Sarko de lundi soir dernier…

- le tahiti douche au jasmin, c’est juste delicioso, comme truc.

- le rouge à lèvres rouge qui pète vraiment.

- la colère de Madame Kévin concernant la situation des demandeurs d’emploi en France.

- qu’un mec trop sûr de lui subisse une déconvenue.

J’aime pas :

- que la série Ugly Betty soit supprimée. Il n’y aura pas de cinquième saison, en septembre prochain.

- croire toute une journée que j’ai un truc grave et angoissant, alors qu’en fait, c’était juste de la fièvre.

- ne pas avoir pris le temps de faire les énigmes de mon calendrier jour par jour.

-ne pas savoir si j’ai une chance, pour mon emploi de rêve…

Vivement demain !

28
jan
Par Kahlan, à 14:46, publié dans Carton rouge; Privé, mais pas que; Ça va où ?

Je me doute bien que lorsque je parle de « ploucs » pour désigner les habitants de mon département du centre-est de la France, je dois en irriter quelques uns.

« Sans doute se croit-elle supérieure aux autres, cette blogueuse ridicule ? », « encore une bourgeoise citadine ! ». Oui, on pourrait peut-être le croire.

Sauf que non. Mes ancêtres étaient paysans, mes origines sont donc très modestes.(mais ma famille n’est pas originaire de ce département, en fait).

Je suis d’ailleurs fière de ces gens qui avaient une vie dure, mais étaient sans doute très braves. (J’ai conscience que je suis en train de romancer mon arbre généalogique, mais je m’en fiche, ça me plait ! :D )

Donc bref, non, on ne peut pas vraiment dire que je prends les gens de haut. Non.

On peut juste dire que certaines mentalités présentes en masse dans le milieu agricole du début du 20ème siècle, n’ont plus lieu d’être au 21ème siècle, a fortiori lorsque l’on n’est même plus paysan agriculteur.

Parce que dans mon brave département où le nombre de vaches doit être supérieur au nombre d’habitants, les attitudes fermées et débiles, on connait. On ne peut pas toujours en dire autant de l’ouverture d’esprit et de l’amour pour son prochain, religion ou pas…

D’ailleurs, tout n’est que clubs fermés, ici. On reste entre ploucs. Tu n’habites pas Pétard-les-oies depuis huit générations ? Alors tu ne trouveras jamais un emploi stable au sein de son hôpital public.

Ton père, prof de son état, est absent du collège une semaine pour angine ? La rumeur court et enfle en ville, comme quoi il se serait fait virer. (si bien que même les propres amis de la famille en entendent parler et te demandent confirmation, on ne sait jamais.)

Tu vas me dire que ce genre de cas est valable dans toute petite ville de province ? Oui mais non, je te jure que vers chez moi, c’est pire !

Dernier -petit- exemple en date (ne portant pas trop à conséquence mais démontrant que certaines mentalités perdurent).

Hier soir, le garagiste appelle, on peut venir chercher la voiture. Mon père n’est pas là, ma mère et moi nous en chargeons donc. On y va à deux, et je me chargerai ainsi de ramener l’autre voiture.

Le garagiste nous regarde arriver, l’air perplexe, et nous dit, gêné.

Ah…le CHEF n’est pas là ?

Oui…le chef…le mari, le père, le chef de famille. Un silence, ma mère passe outre, sans doute habituée ? Tu comprends, la femme ne comprendra pas les explications du garagiste, qui devra parler plus lentement, voire même répéter, alors que si le CHEF était là, les deux coqs pourraient enfin communiquer d’une manière convenable, sans retard exagéré.

Ben moi, je mets les pieds dans le plat avec enthousiasme, et dit calmement :

Non, il n’y a pas de CHEF, chez nous !

La secrétaire était morte de rire et le gars ne savait plus trop où se mettre ! (Comment, une femme qui riposte et se permet une pointe d’humour ?)

Et le pire dans tout ça, c’est qu’il a à peine quarante ans…il y a encore quelques progrès à faire, décidemment.

Alors bien sûr, dans ce billet, j’ai un peu -trop- généralisé, mais tout de même, c’est vraiment le ressenti principal qui me vient lorsque je pense aux habitants de mon département, ou plus précisément de mon canton.

Au-delà de ça, mon amour pour la tranquillité des petites villes et de la campagne n’a pas changé, et j’aime notamment ma chance d’avoir la nature à portée de mains.

Pas loin de chez moi...

Pas loin de chez moi...

27
jan
Par Kahlan, à 15:18, publié dans La vie, le web; Livresque

J’ai bien souvent écrit sur le thème de la lecture, que ce soit en répondant à certains tags, ou en vous présentant quelques livres que j’avais trouvé marquants. Alors lorsque j’ai vu que le défi-mot du mois d’Angélita concernait la lecture, j’ai bien entendu été enthousiaste et partante, mais néanmoins perplexe.

Que puis-je dire d’autre à ce sujet ? Sans doute de nombreuses choses, mais je préférerais qu’elles arrivent doucement, quand le moment sera venu, et pas les regrouper en un seul article fourre-tout.

Que faire alors ?

Et bien, j’ai décidé de parler, et surtout de montrer un accessoire qui accompagne bien souvent ma lecture, que j’ôte du livre avec plaisir, et que je glisse ensuite à nouveau entre les pages à regret, j’ai nommé le marque-page.

Je déteste corner les pages d’un livre. Je ne l’ai jamais fait, même pas lorsque je n’utilisais pas de marque-page. Pour moi, c’est un peu un sacrilège, que le livre m’appartienne ou non, d’ailleurs.

Alors je me sers de ceux-ci :

marquepage1Ou bien de ceux-là :

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Et je prends autant soin du marque-page, que je manipule d’ailleurs avec précaution, que de mes livres.

Pour moi, ce sont quasiment des objets précieux.

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