28
août
Par Kahlan, à 14:22, publié dans La vie, le web; Privé, mais pas que

J’ai enfin trouvé un travail ! Et exit les choses auxquelles mes études me prédestinaient. Là, c’est ma, que dis-je, mes passions qui s’exprimeront, et j’en suis bien entendu ravie.Finie la mine contrite lorsqu’on me demande pour la énième fois si j’ai trouvé un travail, terminée l’excuse du blog pour expliquer ce que je fais de mes longues journées de chômeuse. Ce n’est pas pour ça que les gens comprendront mieux ce que je fais, mais au moins, ce sera plus simple !

Alors trouver un travail, c’est très bien, on est tous d’accord là-dessus. Mais cela implique une chose. Une chose que je m’impose à moi-même, je le précise. Mon blog est amené à disparaitre.

Je vais t’expliquer rapidement mais évasivement pourquoi. Mon futur travail implique une petite notoriété, dans un petit milieu bien précis, mais un milieu grand amateur d’internet. Et dans l’état actuel des choses, on pourrait donc remonter jusqu’à mon blog. Ce qui ne doit évidemment pas arriver.

Mais moi, j’ai quand même encore envie d’avoir la possibilité de bloguer et de raconter mes quelques conneries habituelles, sous couvert d’anonymat, vois-tu.

Alors il y a une possibilité : je me crée un autre blog, avec un autre pseudo et une autre adresse, et je refile ensuite l’adresse à ceux qui m’adresseraient un mail pour me la demander, et que je jugerais digne de la recevoir. (ben ouais, on n’est pas à la foire, ici.)

Et je voulais simplement te demander ton avis sur la question, puisque je ne suis pas encore vraiment fixée sur ce que je vais faire. Qu’en penses-tu ? L’idée d’un nouvel blog non connecté à celui-ci te parait-elle viable ?

Bon, en attendant, je savoure mon petit succès, en me projetant dans le futur, et en travaillant d’avantage pour être sûre d’être victorieuse ! (c’est beau la pensée positive, non ?!)

Et j’ai bien fait de laisser mon blog en stand-by pendant que je me préparais à mon entretien, non ? :D

11
août
Par Kahlan, à 7:00, publié dans Privé, mais pas que

Sache-le, même seule chez toi, tu es toujours un peu en danger. A tout moment, ton univers peut basculer, tu te retrouves les pieds dans le vide, loin de tous repères.

Moi, c’est arrivé vendredi, alors que je rédigeais consciencieusement mon article sur les ânes. Oh, comme j’étais innocente, encore, à cet instant !

Mais le téléphone a sonné.

Mon père était au bout du fil. Tu le verras, il ne s’embarrasse jamais de préambule, si bien que tu ne comprends qu’au dernier instant que non, ce n’est finalement pas une question de vie ou de mort.

C’est moi. Tu peux faire quelque chose pour moi ?

Mon esprit s’affole. Il veut la carte de groupe sanguin de ma mère ? Que j’appelle les urgences parce que son téléphone n’a plus de batterie ?(quelle conne.) Je dois organiser ses funérailles ? (Mais alors, comment il fait pour m’appeler ?)

En fait, je réponds « oui », prudemment. Normalement, mes parents font les courses, c’est pas trop risqué, comme situation, si ?

Bon. Je voudrais que tu ailles ouvrir le capot de la Samouraï.(Note : voiture type 4×4 de marque Suzuki). Le capot est déverrouillé, mais tu dois tout de même appuyer sur un petit levier, sous le capot, pour qu’il s’ouvre.

Ma respiration s’accélère, mon pouls atteint des sommets. Putain, non, un truc de voiture !

Je me retrouve devant la voiture, essayant de reprendre un peu confiance en moi, mais pensant, en mon for intérieur :

merde, ça va trop être la honte, si j’arrive même pas à ouvrir le capot ! Je vais me faire engueuler, il va me traiter d’incapable, « et comment tu vas faire pour te débrouiller quand t’auras une voiture, grosse courge ?! », ah oui,c’est vrai d’ailleurs, comment…chut ! Concentre-toi, trouve le petit bidule à actionner, bordel !

Moi, en règle générale, je n’aime pas trop les petits bidules à actionner. Parce que soit ils sont coincés, et je n’y arrive pas, soit je ne les trouve pas, et le résultat est le même.

Je pose le téléphone par terre…et je cherche, des doigts, d’abord, puis la tête penchée, pour essayer de distinguer quelque chose. Rien. Pas de bitoniot, que dalle.

Je reprends le téléphone, en désespoir de cause. « Je trouve pas. »

RRrrrrrrrrrrrrrrrrrrhhh. Bon (il a du se raisonner, avant de gueuler, c’est bien), tu es sûre que c’est déverrouillé ? T’as regardé dans la boite à gants ?

Ah, la boîte à gants. Mais aussi, pourquoi ils ont mis DEUX verrous, bordel ! Ça arrive souvent, qu’on vole un moteur de Samouraï ???Vérification : nan, c’était bien déverrouillé, en fait. Je repenche ma tête sous le capot. Et là, je vois…un truc qui ressemble à un bidule à actionner, de loin, et la tête penchée à 45°, donc. J’actionne le bidule. Le capot se soulève, je le coince avec la barre magique qui sert à coincer les capots. (sinon : coup du lapin, parfois.)

Je reprends le téléphone, toute fière. Ce sera déjà ça que j’aurai réussi à faire !

Bon, maintenant, tu vois la batterie ?

Moi :

Mmmmh mmmmhhh, bien sûr que je vois la batterie.

Coup d’œil paniqué à droite, au centre, à droite, à gauche, en bas, en haut, au centre…à gauche, la batterie, oui !!!

Bon, va chercher un mètre mesureur.

Trois minutes plus tard, j’en ai enfin trouvé un, non sans peine, et non s’en m’être fait un peu plus houspillée. (« A droite du compteur, dans la boîte ouverte !!! »). Retour face au moteur, ou plus précisément, à la batterie.

Consigne ? La batterie mesure 13,5 cm de large. Sachant qu’elle est entourée de deux tiges en métal (rouillées, et que tu peux prendre le tetanos avec, à tous les coups, même) combien de centimètres au maximum peut faire une nouvelle batterie ?

Mmmhhhh…Joker ?

Ah non, c’est vrai, j’ai un mètre mesureur, je suis sauvée !!

Cinq minutes encore plus tard, mon père a sa réponse, le forfait de téléphone de ma mère est bien entamée, j’ai vécu mon aventure la plus palpitante de la journée, j’ai appris des truc incroyables (l’emplacement du mètre-mesureur), j’ai cru que mon sens de l’observation valait enfin quelque chose (ah ah ! Moi j’ai trouvé le petit bidule rien qu’avec mes yeux !), et j’ai sans doute un peu énervé mon père.

Je te l’avais dit, qu’on n’était jamais à l’abri de rien !

Je ne ressemblais pas à ça.

09
août

Voici la suite directe de mon article de vendredi dernier, à lire ici.

A la ferme, on trouve des gens adorables, très amicaux et prévenants, qui nous font choisir le circuit de randonnée que nous voulons emprunter. Tu en as en dessous de 10 kilomètres, et jusqu’à 16, pour les promenades d’une journée. Prudents, on choisit celui de 12 kms, parcourant la campagne de l’extrême-sud de la Bourgogne avant de rejoindre le canal (parallèle à la Loire), que l’on longera pour remonter jusqu’à la ferme, en dernière partie de ballade.

(Il faut savoir que des randonnées de plusieurs jours sont proposées, avec différents logements à choisir. (roulottes, gîtes, camping…ou même bivouac dans la nature !). Et, fait appréciable qui m’avait fait choisir cette ferme en particulier, les randonnées se font sans aucun accompagnateur. Les ânes sont éduqués, il n’y a aucun problème. Et, encore une fois, c’était la condition sine qua none, pour moi. Hors de question d’être chaperonnés lorsque l’on part en vadrouille !

En parlant d’âne, il est temps d’aller choisir notre partenaire d’un jour dans son pré. La responsable choisit Lennon, un âne d’une douzaine d’années, très grand et robuste, avec un pas constant et plutôt rapide. Elle nous dit qu’il est particulièrement doux et adorable, une vraie crème. (bon, en vrai, je mets cette expression en désespoir de cause, mais je la déteste !De la crème…beurk !)

âne-lennon

Lennon

Et c’est à moi que revient l’honneur de le sortir du pré et de l’amener dans la cour où on le préparera nous-même. Ça nous servira un peu de premiers contacts et de cours, puisque c’est à ce moment qu’on nous explique la façon de le tenir, le faire avancer, l’empêcher de manger trop souvent en chemin (ce qui finalement, deviendra notre préoccupation principale tout au long de la randonnée ! :D ) ou encore de répartir nos vêtements et pique-niques dans les deux sacoches qu’on lui installe sur le dos. (Pas d’inquiétude, il n’avait rien de lourd à porter, surtout pour quelques heures de marche.)

Dernières vérifications, et nous voici partis ! Comment se sont passées les premières minutes ? Parfaitement bien, l’âne adopte un bon pas, se fait allégrement gratter la panse pendant que nous marchons tous et…s’arrête tous les cinq mètres pour manger goulument les fleurs blanches du bas-côté, que l’on appelle chez moi communément « carottes sauvages ». On nous avait prévenus, remarquez ! On adopte la bonne attitude, et ses arrêts s’espacent finalement (il arrive parfois à chopper les fleurs sans pour autant baisser l’allure, le bougre !)

Seuls petits « incidents » ? Le monsieur est très curieux, et lorsqu’on longe des prés contenant certains de ces congénères, c’est tout de suite beaucoup plus sportif ! Demi-tour immédiat de la bête pour rejoindre la barrière et faire des petits bisous à ces potes, et cela…deux fois de suite au même endroit. Du coup, on a du sévir, comme nous l’avait conseillé sa propriétaire, en s’emparant d’une petite baguette pour lui chatouiller les cuisses, afin qu’il continue d’avancer, au moment où il aurait voulu encore une fois y retourner ! Ouf, mission accomplie…jusqu’au prochain pré hébergeant d’autres potes ! Là, plus grosse frayeur, il n’a pas vu arriver les ânes qui s’étaient empressés de courir vers nous, en longeant la haie. Du coup il a sursauté, rué vers l’arrière puis fait demi-tour. Ça surprend, quand on ne s’y attend pas ! En plus c’était moi qui tenait la longe, à ce moment-là. (Tant mieux finalement, moins de risques de se prendre un sabot dans la tronche !) Mais malgré sa petite frayeur, il s’est immédiatement calmé, remis de lui-même dans le bon sens, et à continuer à marcher, plus ou moins tranquillement. Une adorable bête très fiable, je vous dis !

Heure du déjeuner, on change de longe pour lui laisser plus de place pour se remplir la panse…ce qu’il ne cessera de faire jusqu’à ce que nous repartions.

La longe était assez grande pour qu'il vienne nous piétiner. Il ne l'a pas fait.

Une fois repartis, pas d’autres petits évènements à relater, tout a été impeccablement. (Avant aussi, d’ailleurs).

A l’arrivée, une boisson fraîche nous attendait, après que nous ayons dit au revoir à Lennon, manifestement content de retrouver ses potes dans son pré. Mince, peut-être qu’il ne se souvient déjà plus de nous ? Il doit voir tellement de monde défiler… *soupir*

En conclusion : j’ai vraiment passé une super journée. Mon père était un peu surpris, mais surtout enchanté de sa journée, lui aussi. Je ne peux que conseiller ce type de ballade. Par contre je suppose que les ânes sont attribués en fonction des personnes, car j’imagine mal une mère de famille un peu faiblarde être à l’aise (si elle n’a jamais fait d’équitation) face à un âne aussi massif qui décide soudain (alors qu’il nous avait tous un peu endormis, avec son pas régulier) de faire demi-tour pour aller saluer les potos. Je ne m’en plains pas, j’ai trouvé ça génial et trop mignon, mais disons que ce n’est pas adapté à tout le monde, certains pourraient se sentir un peu dépassés. Mais certains ânes sont bien plus petits, et sans doute plus « maniables » quand ils décident de n’en faire qu’à leur tête, ne serait-ce qu’une minute ou deux.

L’adresse :

Bougres d’ânes
La ferme de Putinat
71 340 MELAY (Saone et loire)
Site : http://www.bougresdanes.com/

06
août

Je sais, je sais, j’avais dit que je revenais la semaine prochaine. Et j’ai dit ça la semaine dernière. Donc finalement, je n’ai pas menti ? Oui, mais bon, je pensais quand même écrire plus rapidement. Mais je n’ai pas eu/pris le temps.

Bref, je revenais pour te raconter ma journée du 29 juillet dernier. Figure-toi que c’était l’anniversaire de mon paternel. Et ça fait maintenant environ 18 ans que je me creuse chaque année le cerveau pour trouver quelques cadeaux originaux. Cadeaux qui tournent souvent autour des livres, des films, des vêtements, de la musique…et on refait le même circuit magique, chaque année…

Là, en plus de ces cadeaux, on avait envie d’un peu d’originalité. Pas forcément un truc à se taper le cul au plafond en disant « Bordel, je suis un génie, comme c’est exceptionnel ! », mais plutôt « Ah, cool, ça sort un peu de l’ordinaire ». Ouais, je suis comme ça, moi, je joue peu souvent dans la cour de l’esbroufe.

Du coup, j’ai ressorti une idée que j’avais déjà eu il y a quelques années, sans qu’elle se soit concrétisée, à l’époque.

J’ai nommé : « la randonnée avec un âne bâté. »

WTF ?!!! Tu me diras. Ben oui, mais le combo gagnant pour mon père, c’est : nature+sport+animaux+découverte. (Tu rajoutes la musique et c’est le nirvana des papas Kahlaniens.)

Du coup, il me semblait que c’était pas si con, tu vois.

Bien sûr, il fallait que tout soit préparé, histoire que la surprise soit totale. Ce qui veut concrètement dire que le matin de son anniversaire, à 6 heures pétantes, je suis venue le réveiller, l’ai fait lever de force, petit-déjeuner, lavage, et hop ! En voiture !(Simone.)

(Bon, comme je suis un peu une quiche, je connaissais le lieu de destination, j’avais le GPS et un itinéraire imprimé, mais…il me manquait le lieu exact de la ferme qui organise le tout. Petit FAIL.)

Du coup, on a perdu une demi-heure à tourner dans la campagne, avec mon père à l’arrière, qui ne savait toujours pas où on allait. Je me demande quand même ce qui se passait dans sa petite tête, à ce moment-là ! Je crois qu’il devait nous maudire, ma mère et moi…juste un peu…

Et enfin, ouf, trouvé ! (cherche pas, c’était à 100 mètres du hameau dans lequel on tournait depuis trente minutes, évidemment.)

Ce qu’on va faire, c’est que je vais couper l’article en deux, même si le reste est écrit. Parce que je sais bien que les articles longs, ça gonfle un peu tout le monde, figure-toi. (Non, s’il te plait, arrête de faire comme si ce n’était pas vrai.)

Et ne dis pas non plus que le suspense est à son maximum, parce que ça aussi, c’est un mensonge. Il n’y a aucun suspense, j’ai déjà dit que la journée avait été superbe.

La suite demain ou lundi, avec quelques photos. ;)

30
juil
Par Kahlan, à 21:55, publié dans Privé, mais pas que

Ma semaine a été mouvementée, tiens.

Non, ne pars pas du principe que ça ne m’arrive jamais, s’il te plait. Mais disons que parfois, on aimerait que les choses soient un peu plus calmes. Ou au contraire qu’elles s’accélèrent. Mais je n’aime jamais que tout arrive au même moment. Une accélération douce et progressive me convient très bien.

En vrac et sans détail (mais pas par ordre d’importance) :

- je me suis encore rendu compte que je pouvais compter sur un très bon ami, qui ne m’avait pas oublié, et de surcroit tient ses promesses ;

- j’ai eu une charge de travail plutôt importante, que j’ai réussi à boucler de plutôt belle manière, en quelques heures ;

- ces efforts ont, quelques heures plus tard, été récompensés par une plutôt bonne nouvelle, et une opportunité qui s’offre à moi. Rien n’est fait, il me reste beaucoup de travail en peu de temps, pour espérer quelque chose…

- mon lapin nain est mort sous mes yeux, dans la nuit de mardi à mercredi. Et pourtant, je suis sûre que ce n’était pas son heure. Si heure il est sensé y avoir…4 ans de vrai bonheur, avec un animal très doux, adorant les câlins, et avec une vraie personnalité plus qu’attachante. Un vrai déchirement…

- jeudi a été une excellente journée, planifiée, et encore meilleure que dans mes rêves. Je pense y revenir plus en détail dans le courant de la semaine prochaine.

- vendredi ? Courbatures, plein de souvenirs encore frais qui défilent sous mes paupières, et l’attaque de ce fameux travail que je me dois d’effectuer, pour mettre toutes les chances de mon côté. Pour ne rien regretter.

Énigmatique, moi ? Oui, et je compte bien le rester.

sad

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